Benfica, la première déception européenne du Real Madrid qui a donné naissance à la malédiction de Béla Guttmann : « Ils ne gagneront pas durant un siècle. »
La rencontre du Real Madrid avec le Benfica au Stade de la Luz, prévue à 21h00, revêt une dimension émotionnelle forte. Au-delà du retour de José Mourinho et d’Alvaro Arbeloa, ou du souvenir amèrement nostalgique de la fameuse Décima remportée dans ce même stade, subsiste la douloureuse mémoire d’une finale perdue par Puskas et ses coéquipiers lors de la Coupe d’Europe en 1961/1962, suivie d’une élimination en quart de finale trois ans plus tard.
La victoire face à Puskas
Le Benfica de Mourinho tentera de se qualifier pour le repêchage lors de cette dernière journée, mais il fut un temps oùce club était à la pointe du football mondial, notamment à l’époque d’Eusébio. Sous sa houlette, l’équipe encarnada a infligé une défaite à des légendes comme Di Stéfano, Puskas ou Gento, qui avaient déjà remporté cinq titres avant cette finale malheureuse : 1956, 1957, 1958, 1959 et 1960. Cependant, lors de ce match disputé au Stade Olympique d’Amsterdam, le Benfica a triomphé avec un score de 5-3.
Au préalable, il avait également battu le Barça 3-2. « Parmi toutes les finales que j’ai disputées, c’est la seule que j’ai perdue et pourtant, compte tenu du déroulement du match, c’était celle que j’aurais dû gagner », a déclaré Luis Suárez, le premier Ballon d’Or espagnol, au sujet de cette rencontre. La finale de 62, où le Real Madrid affrontait le Benfica, fut un véritable combat épique entre deux géants du football, offrant un premier acte palpitant.
‘Pancho’ Puskas est rentré aux vestiaires avec un triplé, offrant une avance de 2-3 aux Madrilènes, mais cette avance n’a pas suffi à contenir la réaction d’Eusébio, qui, grâce à un doublé, a conduit le Benfica à sa seconde victoire face à des adversaires qui n’avaient jamais connu la défaite en finale de la Coupe d’Europe. Malgré cette déconvenue,
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