Arnau Torelló, psychologue du sport : « Marc Bernal commence à retrouver son identité de compétiteur »
Excellente nouvelle pour le FC Barcelone : Marc Bernal fait son grand retour. Après avoir subi une déchirure du ligament croisé antérieur du genou gauche accompagnée d’une blessure au ménisque externe, le milieu de terrain a été éloigné des terrains pendant un an. Néanmoins, le joueur originaire de Berga commence à retrouver son meilleur niveau, comme il l’a prouvé lors de son match contre le Mallorca.
Depuis qu’il a marqué contre le Mallorca, Bernal s’est affirmé comme un élément clé pour Hansi Flick, qui lui a donné l’occasion de débuter dans l’équipe titulaire lors du match retour des demi-finales de la Coupe du Roi contre l’Atlético de Madrid, où il a inscrit le premier but qui a ravivé l’espoir d’une remontée.
A la suite de cette réalisation, nous avons contacté le psychologue du sport Arnau Torelló pour discuter de l’impact que ce but peut avoir sur le joueur, surtout après sa longue blessure. L’expert a d’abord souligné que revenir à un haut niveau de performance après une telle blessure n’est pas une tâche facile : « Le véritable défi ne concerne pas seulement le genou, mais aussi l’esprit ».
Il a mis en avant que « même si le genou est jugé ‘en forme’ lors des tests physiques, le système nerveux a besoin de plus de temps pour accorder sa confiance », car le joueur a vécu ces derniers mois avec la crainte de la blessure : « Cette expérience se transforme en un radar interne qui surveille chaque pas, chaque rotation, chaque accélération. Ce n’est pas toujours une peur consciente ; parfois, c’est juste une micro-doute. Et cette micro-doute influence les décisions : on arrive un peu trop tard, on choisit le passe ‘sûr’, on évite le contact ou on n’aborde pas l’espace avec la même détermination ».
De ce fait, le but de Bernal revêt un « énorme poids psychologique », car il ne s’agit pas d’un « simple but ». « C’est un signal du corps à l’esprit : ‘Je peux le refaire et à un haut niveau’. Et cela a un impact tangible : cela réduit la peur d’une rechute, accroît la confiance et accélère la réadaptation mentale
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