Avis : Roger Machado et l’influence d’un jugement biaisé par l’utilisation excessive d’adjectifs.
** »Roger Machado : « Je vais être accueilli par les supporters » – Réflexions sur la réception du nouveau coach par les fans de São Paulo »**
Qui était le dernier entraîneur noir de votre équipe préférée ? A-t-il eu la paix ? A-t-il reçu le soutien nécessaire ? A-t-il eu le temps de prouver son travail ? Où se trouve-t-il aujourd’hui ? Les comparaisons avec les entraîneurs blancs sont-elles justes ? Ces questions me hantent depuis l’annonce de Roger Machado comme le nouvel entraîneur du São Paulo, suite au limogeage de l’argentin Hernan Crespo.
Dans un sport où la couleur a une grande importance, comme le dit Emicida dans sa chanson « Ismália », il est rare de voir des Noirs occuper des postes de responsabilité. Un autre facteur déséquilibre l’évaluation des entraîneurs, et c’est la politique. En quelques clics sur les réseaux sociaux, les critiques fusent à l’encontre de Roger. Critiquer un entraîneur est légitime, mais dans son cas, les attaques se multiplient, souvent alimentées par le fait qu’il exprime des opinions politiques, à l’inverse d’autres entraîneurs comme Renato Gaúcho, qui ne subissent pas le même niveau de vitriol.
Il est important de rappeler que cette discussion porte sur le travail et non sur des comparaisons personnelles, et pourtant, cela reste pertinent. La démocratie implique d’accepter l’opposition, et les désaccords font partie du jeu. Mais un site a été créé pour chronométrer le mandat de Roger au São Paulo, comme pour intimider quelqu’un qui n’a même pas encore eu la chance de prouver ses capacités.
La voix d’un homme noir qui prend position dérange ceux qui craignent de perdre leur confort établi. Dans son livre « Un défaut de couleur », Ana Maria Gonçalves écrit que « même sans culpabilité d’être noire, elle serait punie pour cela ». Roger subit cette punition depuis 2019, non pas pour ses résultats, mais pour avoir osé parler des inégalités dans le football et dans la société.
Sur le plan sportif, il est vrai que les goûts sont variés, et Roger n’est pas encore parmi les plus grands entraîneurs du pays, mais il est loin des moins performants. Sa période récente avec l’Internacional, où il a arrêté son parcours en septembre
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