Bartomeu : « Nous souhaitions délivrer des messages encourageants afin de modifier le discours. »
L’ancien président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu, a récemment témoigné devant la juge en charge de l’affaire Barçagate, dans le cadre de la phase finale de l’enquête, où il est accusé de malversations et de corruption, aux côtés d’autres ex-dirigeants du club.
Lors de son intervention, rapportée par ‘Què t’hi Jugues’, Bartomeu a soutenu que l’embauche de la société Nicestream (liée aux services d’I3 Ventures) visait uniquement à diffuser des messages positifs sur les réseaux sociaux afin de contrer des campagnes d’attaques organisées contre le FC Barcelone, d’autant plus dans un climat politique tendu en raison du Procés.
Selon ses propos, le but était de « modifier la conversation » en envoyant des messages favorables. Il a également mentionné l’existence de nombreux bots et comptes Twitter manipulés visant le Barça et son entourage. Les messages avaient pour intention de mettre en avant des contenus positifs pour le club, tels que des éloges au coach ou la défense de l’institution, sans toutefois viser de personnes spécifiques pour les attaquer ou les diffamer.
Cependant, cette version est en désaccord avec un rapport des Mossos, auquel ‘Què t’hi Jugues’ a eu accès. Ce document, remis au tribunal et récemment confirmé, indique que Bartomeu avait une connaissance précise des interventions sur les réseaux, dont plusieurs étaient initiées par lui.
‘SER Catalunya’ a rapporté qu’un dernier rapport, soumis le 6 mars, souligne que l’ancien dirigeant a reçu durant plus de deux ans et demi jusqu’à 118 comptes-rendus par WhatsApp de son collaborateur Jaume Masferrer, contenant des détails sur des campagnes lancées via de faux profils (comme @SergiRdrgz, @axlrodri ou @RobertSerra). Ces actions visaient des personnalités telles que Joan Laporta, Víctor Font, Elena Fort, Pep Guardiola, Jaume Roures, des membres du podcast ‘La Sotana’, ainsi que des journalistes et médias critiques de sa gestion.
Le rapport de la police révèle également que Bartomeu a parfois demandé des justifications ou des actions précises pour promouvoir certaines narrations sur les réseaux, et a donné des instructions pour « frapper fort » lors de certaines interventions, comme pour améliorer l’image de l’ancienne
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