Juanjo Brau, ancien physiothérapeute du Barça, se confie sur sa relation avec Leo Messi : « Il fallait toujours rester vigilant ».
Juanjo Brau n’était pas qu’un simple physiothérapeute au FC Barcelone, où il a œuvré pendant plus de 25 ans, dont sept en tant que responsable des services de physiothérapie. Il a également été l’ombre de Leo Messi, tout en prenant soin d’autres stars comme Neymar, Ronaldinho, Iniesta et Puyol.
Aujourd’hui, l’ancien physiothérapeute du Barça a publié un livre intitulé ‘Lo que el fútbol no ve’ (Éd. Magazzini Salani), rempli d’anecdotes et de réflexions sur l’importance de la gestion des blessures dans le football de haut niveau.
‘El Periódico’ l’a contacté pour une interview où il a partagé avec franchise son expérience au sein du club et sa relation avec Messi.
Un des défis majeurs de son travail était de communiquer aux joueurs qu’ils étaient blessés. Au cours de l’entretien, le journaliste Jordi Grífol lui a demandé s’il trouvait difficile de dire ‘non’ à Messi. Il a répondu : « C’est une figure à part. Avec Messi, il y avait un besoin, et il fallait rester vigilant pour gérer chaque situation. » Il a narré que « lorsqu’il était sur la table de soins, les autres joueurs passaient et demandaient : ‘Il sera prêt pour dimanche, non ?’, et ils se calmaient uniquement si je répondais par l’affirmative. Sa seule présence avait un effet, il agissait comme un atout, décompressait l’ambiant. » Il a admis qu’il était « difficile de dire ‘non’ à ces joueurs. »
Cependant, il souligne qu’il fallait le faire, surtout lorsque c’était vraiment nécessaire : « Il ne faut pas le dire brusquement, il faut savoir gérer ce ‘non’. Dire ‘oui’, tout le monde sait le faire. »
Brau voyageait avec l’équipe d’Argentine pour s’occuper de Messi, une situation parfois mal perçue : « Je devais être là sans envahir l’espace, sans passer pour un antagoniste. » La raison était claire : « Nous devions contrôler ce qui se passait, car il était notre joueur emblématique, notre trésor. Sans Leo, nous n’aurions pas remporté tous nos titres, il fallait le protéger. »
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