L’Agence pour le Fair Play demande à consulter le contrat de prêt et examine la gestion du Botafogo.
Letícia Marques apporte des précisions sur la situation financière délicate du Botafogo
L’ANRESF (Agence Nationale de Régulation et de Durabilité du Football) a ouvert une enquête sur d’éventuelles pratiques de mauvaise gestion au sein du Botafogo. Il s’agit de la première investigation de ce type pour cette agence, lancée en janvier.
Récemment, un courrier a été adressé au club afin de demander la soumission de divers documents, notamment le contrat du prêt accordé par John Textor, propriétaire de la société de gestion, pour régler une dette liée à l’acquisition de l’argentin Thiago Almada de l’Atlanta United.
Ce prêt de 25 millions de dollars (environ 130 millions de R$), associé à des taux d’intérêt jugés excessifs, a été utilisé pour lever l’interdiction de transfert résultant de retards de paiement.
Il y a environ trois semaines, l’ANRESF a reçu une plainte concernant de mauvaises pratiques au sein du club, mais celle-ci a été classée sans suite, les faits rapportés ne relevant pas de la compétence de l’agence.
Bien que cela soit le cas, une procédure d’enquête a tout de même été mise en place pour examiner les relations financières entre le Botafogo et l’Olympique Lyonnais, un autre club sous la tutelle de Textor.
Le courrier daté du 13 mars évoque des « transferts fantômes » de joueurs pour anticiper des recettes, des incohérences dans les rapports financiers des clubs faisant partie du groupe de Textor, ainsi que le prêt ayant servi à financer le transfert d’Almada. Le Botafogo dispose de 15 jours pour fournir les documents requis.
Il existe des craintes que les informations devant être communiquées à l’ANRESF en avril, lors de la remise des états financiers, soient compromises.
Pour l’heure, il s’agit d’un suivi documentaire avec une demande d’informations en cours. Le règlement intérieur de l’agence autorise le lancement de procédures par la Unité Technique sur la base d’indices révélés lors des contrôles. Il permet aussi d’élargir l’objet de l’enquête selon les analyses préliminaires.
Interrogée, l’ANRESF a préféré ne pas commenter cette affaire. Le Botafogo a réagi par un communiqué au site ge :
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