22-01-2026 - 6:36 -

Le discours inquiétant d’Arbeloa

La mise à l’écart de Xabi Alonso par le Real Madrid a marqué l’échec d’un projet sportif et a révélé que les hiérarchies au sein du club blanc ne fonctionnent pas comme dans d’autres équipes. L’ancien entraîneur du Bayer Leverkusen est arrivé au Bernabéu avec un bon bagage, mais il n’a pas réussi à s’imposer. Les joueurs ont rapidement pris leurs distances, et en à peine six mois, ils l’ont abandonné.

Pour le remplacer, le club a fait appel à Álvaro Arbeloa, qui n’avait aucune expérience sur le banc mais était au fait des tensions existantes. Dès sa première conférence de presse, il a annoncé qu’il ne suivrait pas le ‘style Xabi’ et adopterait une approche plus amicale envers ses joueurs.

Malgré la dernière victoire écrasante et une certaine impression de progrès, un risque important se profile derrière ces messages. Les joueurs semblent avoir pris le contrôle du club, prouvant lors des deux derniers matchs que s’ils se sentent en confiance avec leur entraîneur, ils se battent; en revanche, s’ils ressentent une pression comme sous Xabi, ils se désengagent.

Arbeloa manœuvre de manière astucieuse. Conscient de l’opportunité qui se présente à lui, il a six mois pour convaincre la direction qu’il mérite de continuer la saison suivante. Pour cela, il sait qu’il doit obtenir le soutien de ses joueurs, ce qui explique ses messages répétés lors des conférences de presse.

Dès le début, il a su identifier ceux qu’il devait chouchouter, tels que Vinicius, Bellingham ou Valverde, des joueurs que Xabi n’a pas réussi à inclure. Il a remercié Vinicius d’avoir fait l’effort de jouer à Albacete et a promis qu’il serait toujours titulaire. De même, il a exprimé sa gratitude envers Valverde et Camavinga pour avoir accepté de jouer en défense, un point qui avait provoqué des tensions avec Xabi. Lors de sa dernière conférence, il a indiqué que ses attaquants devaient presser mais a précisé qu’il voulait les voir frais, un autre point de divergence par rapport à Xabi. Au final, c’est le vestiaire qui détermine les moments de mobilisation

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