Le membre qui a porté plainte contre Laporta n’exclut pas de se tourner vers la justice de Barcelone.
Le magistrat de l’Audience nationale, Santiago Pedraz, a rejeté ce lundi la plainte déposée par un membre du Barça à l’encontre de l’ancien président du club et candidat à sa réélection, Joan Laporta, ainsi que d’autres personnes de son entourage proche, pour des infractions présumées de blanchiment d’argent, faux documents et gestion désloyale, parmi d’autres. D’après le quotidien ‘El Periódico’, qui a eu accès à la décision, cette dernière ouvre la possibilité que les faits soient examinés à Barcelone.
Étant donné que les faits reprochés « ne peuvent être qualifiés de délits relevant de l’Audience nationale », le juge estime que le plaignant, Isidro Navarro, devra redéposer sa plainte à Barcelone s’il souhaite que l’affaire soit examinée. Selon les informations obtenues par SPORT, le plaignant est actuellement en train d’analyser le rapport du juge pour décider de la suite à donner. Il n’exclut pas de faire appel devant l’Audience nationale ou, comme cela lui a été suggéré, de se tourner vers la justice de la ville catalane.
Pedraz a précisé que l’Audience nationale n’est pas compétente pour enquêter sur les faits signalés, car ceux-ci n’ont pas été entièrement commis à l’étranger, sans toutefois se prononcer sur la présence éventuelle d’indices de leur matérialité. Le magistrat a également rappelé qu’en vertu du Tribunal suprême, les tribunaux centraux d’instruction de Madrid n’ont compétence que lorsque le délit est « entièrement commis à l’étranger ».
Il convient de rappeler que dans ce présumé dossier, l’accusation a inclus cinq opérations majeures : la vente d’actifs numériques du club (Barça Visión/Bridgeburg Invest) « dans des conditions préjudiciables pour l’entité » ; l’attribution sans appel d’offres du contrat de télécommunications du Camp Nou à la société New Era Visionary Group (NEVG) ; l’achat de sièges de luxe de ce même stade à cette entreprise ; l’attribution de la construction du nouveau stade ; et le prétendu paiement d’une commission pour le renouvellement d’un contrat de sponsoring sportif avec la multinationale américaine Nike.
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