Les arbitres se lancent dans la bataille.
Joan Laporta a déjà défini sa stratégie électorale, qui s’inspire des manuels : cibler ses ennemis, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du club. D’une part, il se concentre sur les menaces externes : « Nous protégerons le club de ceux qui cherchent à le contrôler depuis 600 kilomètres. » D’autre part, il se tourne vers les défis internes : « Si le club tombe entre les mains d’incompétents qui le considèrent comme une simple entreprise, il sera condamné à la faillite. »
Évidemment, Laporta évite de mentionner ses erreurs, son caractère explosif, la viabilité financière de son projet ainsi que sa gestion de l’Espai Barça, des éléments qui devraient pourtant figurer dans le bilan de son mandat. Peu sont ceux qui l’analysent de manière critique. Par ailleurs, dans le contexte actuel du football espagnol, sa gestion des affaires arbitrales soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.
Laporta n’a pas réussi à arrêter le désastre arbitral qui menace le FC Barcelone et n’a pas su développer de stratégie institutionnelle pour répondre aux décisions controversées envers le Real Madrid ou les interventions du VAR contre les joueurs entraînés par Hansi Flick. Cela donne une impression de résignation peu caractéristique d’un président combatif.
Il est surprenant qu’aucune prise de position claire n’ait été faite par le club concernant l’arbitrage avant le début de la campagne électorale, ce qui renforce l’idée que son discours est plus influencé par des enjeux politiques que par un souci de défense constante du club. Jamais autant d’erreurs arbitrales contre les Blaugrana n’ont été observées en si peu de temps, pas même durant la période franquiste. Les moments marquants tels que la sanction de l’arbitre de la finale des bouteilles, Antonio Rigo, ou les pénaltys de Guruceta et de Córdoba ne peuvent être comparés à la multitude de décisions douteuses connues récemment.
Après cinq années à la tête du club, Laporta n’a pas trouvé le moyen de renverser la tendance, ce qui commence à être perçu comme une lacune structurelle plutôt qu’un problème ponctuel. Certains pointent du doigt sa relation avec LaLiga, qui lui aurait permis de résoudre des problèmes graves, comme raison de
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