14-03-2026 - 14:35 -

L’histoire électorale du Barça : changements amicaux, présidents nommés sous le franquisme et Núñez comme tournant décisif.

Le FC Barcelone se préparera à vivre ce dimanche 15 mars 2026 ses quinzeièmes élections présidentielles, et les neuvièmes depuis l’avènement de la démocratie en Espagne. Pour la première fois depuis 2000, les membres du club auront l’occasion de choisir entre deux candidats : Joan Laporta et Víctor Font. Ce jour marquera une célébration démocratique et la confirmation d’une tradition essentielle de l’identité blaugrana, symbolisée par le slogan ‘Més que un club’.

Depuis Walter Wilt, premier président en 1899, jusqu’à Joan Laporta, le FC Barcelone a connu 41 présidents. À ses débuts, le président était élu par rotation amicale parmi les dirigeants lors d’une assemblée. Cependant, après la Guerre civile, les présidents furent désignés directement par le régime franquiste. Ce n’est qu’en 1953 que des élections impliquant les membres furent organisées, bien que seul les hommes aient pu voter. À cette occasion, Francesc Miró-Sans l’emporta sur Amat Casajuana avec seulement 50,8% des votes.

Au cours des deux décennies suivantes, cinq autres élections furent organisées, mais la participation était limitée aux compromisarios lors des assemblées. Francesc Miró-Sans (1958), Enric Llaudet (1961 et 1965) et Agustí Montal (1969 et 1973) furent élus pendant cette période encore influencée par des restrictions politiques : lors des quatre premiers scrutins, le nombre de voix ne dépassa même pas les 200. En 1973, le nombre d’électeurs avait grimpé à 1 242.

Núñez, un tournant décisif

Avec la démocratie établie en Espagne après la mort de Franco trois ans plus tôt, le Barça a organisé en 1978 ses premières élections au suffrage universel. Josep Lluís Núñez a remporté le scrutin avec 10 352 voix, dans une élection qui a vu la participation de plus de 26 000 membres, marquant le début d’une nouvelle ère pour le club. Núñez a été réélu en 1989 et 1997, établissant un mandat de 22 ans. Après son départ, c’est

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