10-03-2026 - 8:35 -

L’histoire méconnue de la photo de Karembeu avec le maillot du Barça qui a fait chavirer le cœur des supporters du Real Madrid.

Christian Karembeu, âgé de 55 ans et originaire de Lifou en Nouvelle-Calédonie, a été un milieu de terrain français dont le parcours a souvent été réduit à des stéréotypes raciaux. Dans les années 90, comme cela se produit encore aujourd’hui, son apparence avec ses dreadlocks a entraîné une perception erronée de sa manière de jouer, le cantonnant à l’idée qu’il se contentait de courir longtemps pour compenser le manque de technique de ses coéquipiers plus raffinés.

Ce jugement était bien sûr raciste et révélateur d’une vision simpliste du football, souvent influencée par une immaturité intellectuelle. Néanmoins, il faut reconnaître que Karembeu, malgré ses imperfections techniques, a marqué des buts décisifs et a accumulé un palmarès impressionnant, incluant une Coupe du Monde, une Euro et deux Ligues des champions. Mais sa saga la plus mémorable reste celle de son transfert tumultueux entre le FC Barcelone et le Real Madrid, en pleine période de la loi Bosman. Comme dans de nombreux triangles amoureux, son jeu de séduction a capturé l’attention de chacun, le transformant rapidement en une obsession pour les deux clubs.

« L’offre du Barça est la meilleure »

Karembeu, alors en couple avec la mannequin Adriana Sklenarikova, l’égérie de Wonderbra, jonglait habilement entre le Barça et le Madrid. Une dynamique qui, à l’heure des discussions sur des relations toxiques, pourrait faire grand bruit, notamment après une couverture mémorable du magazine SPORT.

Sur cette une, Karembeu apparaissait vêtu du maillot barcelonais et faisait des déclarations qui ont enflammé les supporters du Barça tout en provoquant la colère des fans madrilènes. La première était simple : “L’offre du Barça est meilleure que celle du Madrid”. La seconde, plus audacieuse, consistait à affirmer son désir de remplacer Bakero, le seul meneur de jeu qui jouait en arrière.

En bon charmeur, il dévoilait aussi dans ses propos un dilemme intérieur, affirmant : “Mon esprit est partagé à 50% entre les deux clubs”.

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