Lotada, la belle Moça Bonita se pare de nostalgie lors de la fête du Bangu face au Flamengo, une soirée en l’honneur de Garrincha.
La victoire du Bangu face au Flamengo, après 23 ans d’attente, a débuté sous les rythmes de samba.
Sur les pavés de la rue, les spectateurs s’installaient, leur chien paressant à l’entrée, avec les couleurs du Bangu se mêlant au rouge et noir des bus de Flamengo. L’ambiance nostalgique de Moça Bonita rappelait des souvenirs d’un autre temps. Plus de deux décennies plus tard, le prestigieux club de la Gávea a fait le déplacement jusqu’à ce quartier traditionnel de la Zone Ouest, mais a subi la même défaite qu’en 2002 : 2 à 1 pour le Bangu.
Le stade Proletário Guilherme da Silveira, transformé pour l’occasion, a accueilli plus de sept mille spectateurs. À l’intérieur, des vendeurs de douceurs et de savoureuses empadas étaient présents, tandis que le traditionnel tableau d’affichage à main a cédé sa place à un écran géant et à des loges modernes. Pour le confort des invités du Flamengo, des fauteuils rembourrés, des coussins et des canapés leur étaient proposés, offrant une ambiance conviviale après des années d’absence sur ces lieux.
Le match a été une célébration pour PK qui a ouvert le score, et pour Garrinsha, l’attaquant haïtien, applaudi pour son superbe but. La foule scandait « C’est Haïti ! » dans les gradins. Malgré une chaleur accablante, une petite pluie a parfois été rafraîchissante, bien que le véritable confort se trouvait dans les loges climatisées. David Brazil, animateur et influenceur célèbre, a même quitté la clim pour encourager Bangu depuis les sièges populaires.
La soirée à Moça Bonita, réinventée et embellie, a attiré des personnalités de la politique et du spectacle, comme le chanteur Paulinho Mocidade et l’ancien joueur Macula. Un hommage a été rendu à Arthurzinho, une figure emblématique du club.
Le Bangu, relégué en deuxième division l’an passé, est revenu sur le devant de la scène en remportant le Carioca A2 en septembre. La direction, entre les mains de Jorge Varela et de sa nièce Luciana Lopes, apporte un souffle nouveau sur l’équipe avec des changements stratégiques.
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