Point de vue : Avec un Matias inspiré, la Lusa se redresse, évite la rechute et aspire à rêver.
À moitié de la seconde mi-temps, les supporters de la Portuguesa, entassés dans le secteur visiteur exigu et saturé du stade Ítalo Mário Limongi à Indaiatuba, observaient le Primavera mener 1 à 0 sans grande difficulté ni réelle menace. Les critiques fusaient : une fois de plus, la Lusa avait démarré la rencontre de manière correcte, et bien qu’elle n’ait pas multiplié les occasions de but, elle aurait pu ouvrir le score.
Les reproches concernent notamment le fait que la Portuguesa, durant le premier temps, avait permis au Primavera de prendre le jeu en main, de se montrer menaçant. Et cela se terminait, bien sûr, par deux erreurs qui avaient conduit au but du club local avant la pause. Le gardien Bertinato, pourtant le mieux placé pour voir que Gabriel Pires n’était pas une option, avait commis une erreur en jouant mal le ballon. Pendant ce temps, le milieu de terrain, complètement déconnecté, avait demandé la balle alors que l’adversaire était sur lui. Welliton avait alors intercepté le ballon et marqué.
Au début de la seconde mi-temps, la tension était palpable dans le public, et la Portuguesa, loin de réagir comme on l’attendait, semblait évoluer au ralenti, commettant des erreurs de passes et laissant des espaces. Face à cette situation, l’entraîneur Fábio Matias décida de procéder à plusieurs substitutions, ce qui suscita aussi des critiques dans les tribunes. Il remplaça presque tout son milieu de terrain et changea même un ailier. Les joueurs qui sortirent ne semblaient pas avoir leur place, mais, en raison d’un effectif limité créé par la direction, Matias avait peu de choix.
Cependant, à la trente et unième minute, Denis, après avoir récupéré le ballon au milieu du terrain, réalisa une passe sublime à Matheus Cadorini, se plaçant au bon endroit pour marquer le but égalisateur. Revigorée par ce premier but, la Portuguesa se prépara à une attaque féroce. À la trente-quatrième minute, Maceió, sur le flanc gauche, centrait, la défense ne parvint pas à gérer, et Cauari en profita pour marquer le second but.
En l’espace de trois minutes, la dynamique changea radical
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