Rüdiger crée une onde de choc en Allemagne : « Si tu laisses de telles actions se produire, tu perds toute crédibilité. »
La sélection d’Antonio Rüdiger pour l’équipe nationale allemande n’a pas fait l’unanimité. Le défenseur a été au cœur de la controverse après avoir assené un coup de genou au visage de Diego Rico. Bien qu’il n’ait pas été sanctionné, cet incident a choqué beaucoup de spectateurs.
L’un des plus virulents critiques de cet acte est Mario Basler, ancien international allemand et joueur du Bayern de Munich. Cette icône du football a appelé Julian Nagelsmann à ne plus inclure le joueur du Real Madrid en raison de son comportement, qu’il juge incompatible avec les valeurs qu’il devrait défendre : « Nagelsmann soutient cela, et c’est justement le problème principal qui me préoccupe. Ce n’est pas une simple faute. C’est une action délibérée pour blesser un adversaire. »
Basler n’hésite pas à tenir le sélectionneur allemand pour responsable de la défense de Rüdiger dans les médias et de son absence de sanction pour cette conduite jugée inacceptable : « Je me sens trahi par Julian Nagelsmann. Ce qu’il a dit auparavant et ce qu’il se passe actuellement ne s’accorde pas du tout à mes yeux. »
Ce n’est pas la première fois que Rüdiger attire des critiques au sein de son propre pays. Il y a quelques années, un geste partagé sur ses réseaux sociaux avait suscité la controverse, certains y voyant une proximité avec des groupes terroristes islamistes. L’international allemand avait alors porté plainte contre un journaliste, affirmant que son geste n’était motivé que par des convictions religieuses, sans aucune connotation extrémiste.
Revenant sur l’agression contre le Getafe, Basler a ajouté : « Si vous laissez de telles actions se produire, vous perdez toute votre crédibilité en tant qu’association. Un joueur de l’équipe nationale doit aussi être un modèle. Cela fait partie intégrante de l’histoire. »
Enfin, le champion de l’Euro 1996 a indiqué que sa relation avec la Fédération Allemande est désormais fortement compromise : « Pour moi, la question de la Fédération est close. Je vais observer les événements de près, mais pour l’instant, je n’y crois plus. Je ne peux plus prendre la DFB ni les personnes impliquées au sérieux. Ce qui se passe là-bas ne correspond plus du tout aux valeurs que nous voulons refléter à l’extérieur. »
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