Un leader audacieux
Vive le derby. C’est une excellente nouvelle de voir renaître cette rivalité saine qui semblait s’être estompée ces dernières années, alors que l’écart de compétitivité avait affaibli cette rivalité footballistique et citadine ancrée dans l’histoire. Heureusement, la compétitivité, l’émotion et cette atmosphère si particulière, symbole de l’ancienne animosité sportive, sont de retour. Le Barça a réaffirmé sa domination en s’imposant, comme à l’accoutumée à Cornellà, sans pour autant avoir besoin de son meilleur niveau. Joan Garcia, avec une force mentale exceptionnelle, a su faire abstraction des insultes du public et est devenu le héros en réalisant trois arrêts décisifs face à un Roberto incisif, mais manquant de précision, empêchant ainsi les nombreuses occasions des pericos, qui ont, par moments, paru supérieurs. L’arrivée de Joan, qui a choisi d’élever son niveau professionnel, s’est avérée être un choix judicieux de la part de la direction sportive. L’Espanyol, de son côté, a également su tirer parti de la seconde plus grande vente de son histoire pour effectuer un bon bond qualitatif sur le plan sportif. Au final, c’est la qualité et la profondeur de banc des Blaugrana qui ont fait la différence dans les derniers instants du match. Fermín, tel un magicien, a délivré deux passes décisives à Olmo, qui a inscrit un superbe but, et à Lewandowski, qui n’avait plus qu’à conclure. Ce Barça parvient à gagner même sans être à son meilleur. L’Espanyol a souffert avec fierté, mettant en avant son esprit humble, combatif et réactif qui fait partie intégrante de son identité. Et l’arbitre catalan, García Verdura, a également livré une belle performance. Au final, ce Barça a une odeur de champion et l’Espanyol peut entrevoir l’Europe.
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