Valverde et Courtois renversent le Manchester City de Guardiola.
Fede Valverde a souligné avant le match aller des huitièmes de finale de la Ligue des champions que le Real Madrid n’avait pas réussi à défendre efficacement cette saison, même en étant au complet. Sa réflexion était implacable, notamment lorsqu’il s’est penché sur l’importance de l’engagement dans les grands matchs, comme celui face à Manchester City. Ce dernier, dominé par l’Uruguayen grâce à un triplé qui a fait sombrer les plans de Guardiola, a rappelé le danger de sous-estimer une équipe qui semble abattue mais qui parvient néanmoins à ouvrir un nouveau chapitre au Bernabéu, facilitant ainsi une première manche agréable à gérer.
L’échec du système anglais
En examinant son schéma tactique, Guardiola réalisera qu’aligner quatre attaquants n’avait pas de sens contre un Madrid qui s’appuyait uniquement sur son instinct. Une équipe affaiblie, où Arbeloa a choisi de ne pas titulariser d’avant-centre, son choix s’étant porté sur Valverde. Avec Thiago Pitarch dans le onze de départ, l’Uruguayen a été convié à briller lors des soirées épiques de la Ligue des champions, où le temps semble suspendu.
Ironiquement, plus on réfléchit, plus la situation se complique. Ainsi, le seul membre de l’équipe de Guardiola à travailler avec efficacité durant la première période était Doku, qui a su échapper à un cadre tactique inexistant, laissant le Madrid profiter d’un trou béant au milieu de terrain. Comment ? Avec des passes longues de Courtois, endossant un rôle de passeur à la Kroos, lançant le jeu où l’Uruguayen brillait telle une version de Mbappé.
Un de ces joueurs qui a goûté à la gloire européenne, et qui a su se libérer de Xabi Alonso. Arbeloa a permis à chacun de gérer son propre jeu et le charrúa a successivement joué en défense centrale et à l’aile, participant aux trois buts du meilleur attaquant du monde. Un mystère, comme l’est souvent le football lui-même.