13-05-2026 - 11:27 -

Carles Marcos, spécialiste en psychologie du sport, s’exprime sur Florentino Pérez : « Il présente un caractère narcissique où les mots ne servent pas à communiquer des idées, mais plutôt à renvoyer une image de lui-même. »

Florentino Pérez a levé le voile sur son véritable visage. Le président du Real Madrid a réuni les journalistes pour annoncer l’organisation d’élections dans les jours à venir, tout en critiquant sévèrement le quotidien ABC, qui a révélé en exclusivité quelques minutes avant la conférence de presse que le dirigeant se disait fatigué, ce qu’il a catégoriquement nié : « Je ne démissionnerai pas ».

Lors de son intervention, le président des Merengues a commis quelques erreurs de jugement, notamment lorsqu’il a déclaré qu' »un article avait été rédigé par une femme dont je ne sais même pas si elle connaît bien le football », entre autres remarques.

Nous avons contacté le psychologue sportif Carles Marcos pour discuter des propos de Florentino Pérez. L’expert a commencé par souligner que beaucoup pensaient qu’il était « une personne qui gardait son calme et s’exprimait avec un ton posé lors de discours bien construits, mais ce n’est pas le cas ».

Il n’a pas hésité à qualifier la conférence de presse de « spectacle grotesque en matière d’éloquence ». Le point principal qu’il a soulevé est que « son discours était bien trop long, durer plus d’une heure alors qu’il aurait pu se résumer en trois phrases répétées plus de vingt fois ».

Le président du Real Madrid a révélé un « profil narcissique », car son discours était circulaire, « où chaque mot ne servait pas à transmettre des informations, mais à refléter son propre ego ». Marcos a également mis en lumière ce qui l’a trahi : « Cette vérité absolue avec laquelle il s’exprimait, répétant incessamment une même idée pour obliger l’auditoire à l’accepter par épuisement ».

« Pas de nuances »

Le psychologue a souligné que lorsque quelque chose est répété à de multiples reprises, « cela devient une réalité incontestée ».

« Son ego le ramenait toujours à son parcours personnel triomphant, à la réussite du Real Madrid grâce à lui, cherchant à faire savoir en permanence qui était le protagoniste, tout en minimisant le rôle des socios. Il l’a répété jusqu’à l’overdose pour tenter d’étouffer

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