Clemente critique la stratégie de recrutements de l’Athletic Club : « Ce que je n’apprécie pas, c’est le mensonge. »
Javier Clemente suscite toujours des réactions avec ses prises de position. Cette fois-ci, l’entraîneur de Barakaldo, qui a conduit l’équipe rojiblanca à deux titres de champion dans les années 80, a critiqué la gestion de l’Athletic Club ainsi que sa philosophie historique axée sur la formation des jeunes lors d’une intervention sur la ‘Cadena SER’. Il a remis en question l’application actuelle du modèle de recrutement.
Clemente ne cherche pas à adoucir ses propos, déclarant que le véritable problème ne réside pas dans le recrutement de joueurs extérieurs, mais dans les discours entourant certaines de ces arrivées. Il a été ferme en appelant à une certaine cohérence : « S’ils prennent des joueurs de l’extérieur, qu’ils le fassent. Ce que je n’aime pas, c’est qu’on mente », a-t-il affirmé à propos de la politique de transferts de l’Athletic Club.
L’ancien entraîneur, qui a dirigé l’une des générations les plus emblématiques du club, a également mis en lumière le travail de détection et de formation des jeunes talents, en particulier lorsque ce processus se confond avec la notion de « cantera ». Il a précisé : « Dire que nous avons trois joueurs basques, alors qu’ils ont été récupérés à 16 ans… de Casa Cristo, et qu’ils sont restés trois mois dans un club basque, c’est mentir ».
Clemente a élargi ses critiques à ce qu’il considère comme une pratique répandue au sein du club bilbaïno, notant que la distinction entre formation locale et recrutement dissimulé s’est estompée avec le temps. « Maintenant, on recrute beaucoup de joueurs extérieurs. On fait des détours, on prend un joueur, on le met deux mois dans une équipe d’un village voisin et ensuite on dit qu’il fait partie de notre cantera. Comme il joue un peu bien, on déclare qu’il vient de la cantera basque. De la cantera basque ? Vraiment! », a-t-il souligné.
Le technicien n’a pas uniquement abordé les questions sportives, mais aussi le changement de mentalité qui, selon lui, a touché l’environnement de l’Athletic. Pour Clemente, le club a perdu une partie de son essence sociale et sa vision traditionnelle du football. Dans ce contexte, il
Lire l'article sur sport.es