07-04-2026 - 17:14 -

Comment la ville qui a accueilli le premier match du Cruzeiro en Libertadores est devenue l’une des plus violentes au monde.

**Victor Loor évoque l’insécurité qui perturbe le football équatorien**

Parmi les nations considérées comme les plus sûres d’Amérique Latine, l’Équateur a vu ses villes devenir, ces dernières années, parmi les plus violentes du monde. À la veille du match entre Barcelone et Cruzeiro à Guayaquil, le média ge partage des témoignages sur la manière dont cette montée de la violence influence aussi le football.

La ville, qui accueillera la rencontre de la première journée du groupe C de la Copa Libertadores, a été classée comme l’une des plus dangereuses au monde pour les années 2023 et 2024 par l’ONG mexicaine Conseil Cidadão pour la Sécurité Publique et la Justice Pénale, qui se base sur le taux d’homicides pour 100 000 habitants.

Tanguy Baghdadi, fondateur du podcast Petit Journal et expert en Relations Internationales, explique : « Nous atteignons un point où cela devient très évident. Ce phénomène de violence augmente depuis 10 ou 15 ans. Maintenant, nous pouvons dire que nous en sommes au paroxysme. » Cette criminalité croissante touche le football, tant dans la ville que dans le pays dans son ensemble, avec une augmentation significative des homicides, enlèvements et attaques ciblant des joueurs l’année dernière.

Bien que l’Équateur ne soit pas un producteur de cocaïne, il est devenu une plaque tournante majeure pour le trafic de drogue à destination des États-Unis. Le pays, voisin des grands producteurs comme la Colombie et le Pérou, a vu son taux d’homicides grimper à 52 pour 100 000 habitants, selon l’Observatoire du Crime Organisé.

Le climat de violence a eu des conséquences tragiques sur le football. Récemment, Mario Pineida, ancien joueur de Fluminense, a été tué à Guayaquil, et Angulo, ex-joueur de Santos, a aussi été la cible d’une attaque. Leonai Souza, qui partageait l’équipe avec Pineida, a déclaré que cet incident l’a poussé à envisager de quitter le pays à cause de la menace pesant sur sa sécurité et celle de sa famille.

Leonai a également fait l’expérience directe de la violence à Guayaquil, où il a été victime d’un vol à main armée peu

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