Flick, c’est Flick.
Chaque fois que le Barça connaît un succès retentissant, un large entourage relie souvent cette victoire à l’héritage de Cruyff. En revanche, cette association ne se manifeste jamais lors des défaites, et il s’agit souvent d’une mythologie répétée plutôt que d’une vérité indiscutable. Flick est Flick, et Cruyff a été Cruyff. Il ne s’agit pas de diminuer le mérite de quiconque, mais plutôt d’ajuster certaines certitudes. L’arrivée de Johan, sous la présidence de Núñez, a permis au Barça de retrouver l’essence du football néerlandais, une tradition que Vic Buckingham, un entraîneur anglais et précurseur du football total (celui qui a fait débuter Cruyff à l’Ajax), avait introduite au club. Cette théorie serait ensuite brillamment appliquée par Rinus Michels, s’élevant à la stature de Johan et se prolongeant avec Rijkaard, Guardiola et Luis Enrique, chacun avec sa propre vision. Une grande partie des supporters du Barça a, au fil du temps, évolué de l’admiration pour le Brésil à une défense ardente du style de jeu de la prestigieuse école néerlandaise.
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