Flick évoque l’impact de son père : « Je lui en suis reconnaissant, même si tout n’a pas toujours été simple. »
Sur son passeport, il est enregistré sous le nom de Hans-Dieter Flick, mais il préfère être appelé Hansi. Ce n’est pas un détail anodin : c’est ainsi que l’appelait son père. Ce prénom, plus intime qu’officiel, est lié à une partie très personnelle de son histoire et à la relation qui, selon le coach lui-même, a également façonné sa vision du leadership.
En deuil suite au décès de son père, Hansi Flick a construit une grande partie de sa carrière sur un principe clair : être aux côtés des autres plutôt que de dominer. L’entraîneur allemand, qui a atteint l’apogée de sa carrière avec le triplé du Bayern de Munich, a expliqué dans une interview accordée au Süddeutsche Zeitung que sa manière de gérer un vestiaire est largement influencée par son enfance et sa relation complexe avec son père.
Flick a dévoilé sa conception de l’autorité, qu’il voit non pas comme un moyen de revendiquer des lauriers, mais comme une responsabilité partagée. « Je ne suis pas le genre de patron qui dit : ‘Travaillez dur pour moi, et ensuite je récolterai tous les mérites’. C’est trop facile et ce n’est pas mon style », a-t-il affirmé.
Cette approche, reconnue par beaucoup comme l’une de ses grandes qualités d’entraîneur, ne vient pas de nulle part. Selon Flick, pour comprendre sa façon de diriger, il faut se tourner vers le passé, à son enfance et à la figure de son père. « Je suis très reconnaissant envers mon père pour tout ce qu’il a rendu possible pour moi, et je comprend ce que cela signifie. Mais ce n’était pas toujours facile à l’époque », a-t-il expliqué.
L’actuel entraîneur a rappelé que, lorsqu’il était enfant, il n’était jamais totalement certain de la réaction de son père face à une déception. Cette incertitude l’a contraint à développer une sensibilité particulière pour interpréter l’atmosphère et les émotions des autres. Une aptitude qu’il a progressivement transférée au football professionnel.
Les Répercussions
Flick reconnaît avoir appris très tôt à « faire attention aux émotions ». De cette observation,
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