27-03-2026 - 16:16 -

La confession touchante d’Araujo : « J’ai pris conscience que quelque chose n’allait pas et qu’il me fallait demander de l’aide. »

Les difficultés de santé mentale qui ont contraint Ronald Araujo à s’éloigner des terrains pendant près d’un mois appartiennent désormais au passé. Le défenseur uruguayen a reconnu avoir besoin d’aide professionnelle après son exclusion lors du match contre Chelsea à Stamford Bridge et a manqué sept rencontres pour se rétablir correctement. Il a effectué son retour sous le maillot blaugrana lors de la Supercoupe d’Espagne au début de janvier et, depuis, il a progressivement retrouvé sa place dans l’équipe, notamment ces dernières semaines alors que le FC Barcelone a dû composer avec plusieurs blessures en défense.

En effet, Araujo a marqué le but de la victoire contre le Rayo Vallecano (1-0) lors du dernier match de l’équipe dirigée par Hansi Flick avant la trêve internationale de mars. Bien qu’il ne puisse pas encore se considérer comme un titulaire indiscutable, l’essentiel est qu’il a su surmonter la dépression et l’anxiété qui l’assaillaient à la fin de l’année 2025. Dans une interview qui sera diffusée lundi dans l’émission ‘Universo Valdano’ sur ‘Movistar Plus+’, le capitaine du Barça se livre sur son vécu des mois précédents.

« Je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, que quelque chose ne fonctionnait pas. On commence à se sentir un peu plus déprimé et, sur le terrain, on ne parvient plus à donner le meilleur de soi-même. Cela impacte notre quotidien et on rentre chez soi avec beaucoup de stress, on n’est plus la même personne. Au moins pas celle que j’étais à la maison, très proche et affectueux avec ma femme et mes filles. J’avais un peu perdu cela, il y avait une barrière », explique Ronald.

« Je savais que quelque chose n’allait pas, mais j’essayais de continuer par inertie et aussi par culture. Nous venons d’un milieu rural où il est difficile d’exprimer nos sentiments. C’est compliqué, cette barrière existe. Je savais : ‘Il se passe quelque chose et il faut que je travaille dessus, il faut que je lève la main et que je demande de l’aide’. Cela m’a coûté énormément d’admettre que j’avais besoin de l’intervention d’un professionnel.

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