La nuit de désordre au Pacaembu qui a marqué les esprits des supporters du Corinthians et transformé le football brésilien en deux décennies.
**Titre :** River Plate met fin au parcours du Corinthians au Pacaembu, entre éclats et tensions
Le 4 mai 2006, au Pacaembu, des scènes de chaos ont marqué l’élimination du Corinthians par le River Plate lors des huitièmes de finale de la Copa Libertadores. Le match, stoppé à la 37e minute de la seconde mi-temps en raison d’une tentative d’envahissement de terrain par des centaines de supporters, a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire du football brésilien.
Après avoir perdu 3-2 à Buenos Aires, l’équipe star financée par MSI n’a pu inverser la tendance et s’est inclinée à domicile 3-1, pour un score final de 6-4 en faveur des Argentins. Le but décisif, inscrit par Gonzalo Higuaín à la 36e minute du second acte, a déclenché l’une des émeutes les plus violentes du football brésilien. Le lieutenant Alexandre Vilariço, qui dirigeait les forces de l’ordre présentes, a partagé ses souvenirs des événements : la frayeur ressentie, le chaos palpable et les blessures mineures subies par certains policiers désireux de maintenir l’ordre.
Cet incident a été un véritable tournant. Selon Paulo Castilho, alors procureur, les événements de cette nuit-là ont engendré des réformes majeures dans la gestion des matchs de football au Brésil, comme l’établissement de secteurs dédiés aux supporters organisés et la restriction de la présence de visiteurs dans les stades.
Sur le terrain, le match en lui-même avait une intensité dramatique, le Corinthians ayant besoin d’une victoire pour continuer son parcours en Libertadores. Leurs espoirs avaient décollé avec un premier but de Nilmar, mais une malencontreuse déviation de Dyego Coelho a permis au River d’égaliser. Higuaín, entré en jeu en seconde période, a exacerbés les difficultés des Corinthians en inscrivant deux buts et en scellant ainsi leur destinée.
Betão, un joueur emblématique du club, a témoigné de l’anxiété ressentie dans les heures suivant la rencontre, alors que l’équipe craignait une rixe avec des supporters en colère. La nuit fut marquée par la tension et l’incertitude, les joueurs restant vigilants jusqu’à l’aube.
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