Le mystère Puyal : que devient la voix du Barça ?
Pour échanger avec Joaquim Maria Puyal (1949, Barcelone, originaire du Barrio Gótico), il convient de respecter un certain protocole : appeler son bureau, soumettre la demande et patienter. C’est ce que je fais. Sa secrétaire, Pepy Casanova, me répond et, deux heures plus tard, avec une courtoisie exemplaire, m’informe qu’il refuse la proposition.
Puyal a toujours su préserver ses distances et compartimenter sa vie : « Quim est une chose et Puyal en est une autre », répète-t-il sans cesse. Cette séparation entre son moi intime et sa figure publique, il l’a défendue avec force tout au long de sa vie.
Aujourd’hui encore, il n’a que peu d’intérêt pour les interviews et préfère savourer de longues promenades à Collserola, huit ans après avoir annoncé qu’il arrêtait de commenter les matchs du Barça sur Catalunya Ràdio.
En 2018, il avait déjà précisé qu’il ne prenait pas sa retraite et il s’y tient : il continue de se rendre à son bureau, consulte la presse, et si un article retient son attention, vous pourriez recevoir un appel avec un simple : « Je te passe le Quim ».
Des personnes de son entourage confirment qu’au cours de ces années, il a conseillé des entreprises de communication, mais collabore surtout avec l’Institut d’Estudis Catalans (IEC). « Il s’y sent très bien », affirment-ils.
On pouvait partager une amitié avec Quim, mais pas avec Puyal. Ce dernier était toujours exigeant; Quim, lui, était généreux au point de vous inviter à déjeuner.
Puyal souhaite contrôler son récit et se méfie profondément de l’intimité exposée. À mesure que je m’approche de son cercle intime, il devient de plus en plus évident que parler de Quim, l’individu, est un sujet délicat pour cet article.
Puyal a toujours été fasciné par les relations et leur nature complexe. Dans une chronique qu’il tenait sur Catalunya Ràdio, il se questionnait :
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