02-05-2026 - 8:06 -

L’influence de Jude Bellingham dans une attaque moins fournie.

La situation de Jude Bellingham au Real Madrid commence à susciter des inquiétudes. Ses contributions offensives ont connu une baisse au fil des saisons. Au moment de son arrivée, dans un système en 4-3-1-2, il avait affiché des statistiques impressionnantes avec 37 contributions (buts et passes décisives confondus). Cependant, ces chiffres ont chuté à 29, et cette saison, il stagne à 10 (6 buts et 4 passes). Ce déclin ne peut être négligé sans considérer les dynamiques de l’équipe sur le terrain.

Lors de ses débuts avec le Real, Bellingham jouait presque en faux neuf, se démarquant par ses prises de risque dans la zone de but et représentant une menace constante. Il avait été le meilleur buteur de l’équipe cette saison-là, contribuant au triomphe en Ligue des Champions. Cependant, son rôle s’est progressivement atténué avec l’arrivée de Mbappé et la volonté d’aligner quatre vedettes. Bien qu’il ait les qualités d’un milieu de terrain de type ‘8’ et non seulement d’un ’10’, il peine à révéler tout son potentiel dans cette formation.

Le club a dû le repositionner plus loin du but pour deux raisons : un manque de milieux de terrain purs et un surplus d’attaquants. Ce déséquilibre structurel impacte directement ses performances individuelles. Bellingham est plus impliqué dans la construction du jeu, mais son influence dans les derniers mètres en souffre, ce qui constitue pourtant sa force principale.

Curieusement, lorsque l’attaque est moins chargée — avec trois attaquants plutôt que quatre — il parvient à briller à nouveau. Dans ce cadre, son jeu discret dans la surface prend tout son sens : il peut survenir de deuxième ligne, exploiter les espaces avec des courses décisives, recevoir le ballon dans des positions avantageuses et créer des déséquilibres grâce à sa conduite élégante. En revanche, avec quatre attaquants, ces opportunités disparaissent. Contrairement aux autres grands clubs européens, le Real Madrid manque des mouvements et des mécanismes nécessaires pour gérer ce volume offensif, laissant Bellingham en retrait. Cela reflète également le fait que l’entraîneur semble plus concentré sur la gestion de

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