13-05-2026 - 14:07 -

Ramón Calderón, ancien président du Real Madrid, déclare : « Florentino a montré qu’il s’engage dans une voie d’autoritarisme et de comportement dictatorial. »

La conférence de presse inattendue donnée par Florentino mardi dernier continue de susciter des réactions au sein de l’entourage du Real Madrid. Dans une interview pour l’émission ‘Què t’hi jugues’ de la Cadena SER, Ramón Calderón, ancien président du club entre 2006 et 2009, a exprimé des critiques très claires sur l’image projetée par l’actuel dirigeant.

Calderón a qualifié la présentation de « malheureuse », affirmant qu’elle lui a causé « un peu de chagrin » en raison d’un comportement « très inapproprié pour un président du Real Madrid ». Selon l’ex-président, les supporters attendaient des réponses officielles et non une heure de reproches personnels : « Il a passé une heure entière à blâmer la presse et tout le monde sauf lui-même, parlant de sujets en boucle qui n’intéressaient personne, comme son abonnement à l’ABC ou sa décision de se désinscrire ».

Pour Calderón, ce qui a été observé n’est pas un incident isolé, mais plutôt un symptôme d’une « tendance très préoccupante vers l’autoritarisme et une attitude dictatoriale ». L’ancien dirigeant a même suggéré que l’entourage le plus proche de Florentino a dû ressentir « un peu de honte » en voyant un président « hors de lui ».

Les élections comme « bouclier »

Calderón considère que cette réaction soudaine reflète des signes de nervosité et de faiblesse, en prévision du match au Bernabéu contre l’Oviedo ce jeudi : « Il craignait les mécontentements du public et les cris de ‘démission de la direction’. Cela ne lui plaît pas du tout, et c’est pourquoi il a convoqué cette conférence de presse et annoncé les élections comme un ‘bouclier' », a-t-il expliqué.

Bien qu’il reconnaisse que Florentino jouit d’un certain crédit auprès des socios grâce aux titres remportés ces dix dernières années, Calderón a critiqué le président pour son utilisation de la propriété du club comme un argument de persuasion : « Il affirme que le Madrid appartient aux socios, mais il ne peut pas dire qu’on ne le dégagera que par la

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