02-09-2026 - 15:08 -

Ana Peleteiro remet en question l’initiative de la RFEF visant à congeler des ovules : « Ne le présentez pas comme une démarche en faveur des droits des femmes. »

Une initiative emblématique convenue par la Real Federación Española de Fútbol (RFEF) visant à faciliter la congélation des ovules pour les footballeuses internationales suscite de vives discussions dans le milieu sportif. Alors que certains la soutiennent, d’autres, comme l’athlète Ana Peleteiro, la jugent inappropriée. La médaillée olympique espagnole souhaite intervenir dans le débat autour de la maternité dans le sport d’élite, affirmant que présenter cette mesure comme un pas en avant pour les droits des femmes pourrait dissimuler un enjeu plus profond : les défis auxquels sont confrontées les sportives pour conjuguer une carrière professionnelle de haut niveau avec leur désir de maternité.

La triple saut galicienne a partagé ses réflexions via une vidéo sur Instagram, où elle remet en question les motivations de la Fédération et, plus largement, les raisons qui amènent une organisation sportive à promouvoir ce genre de solutions. Selon elle, le débat devrait se focaliser non seulement sur la possibilité pour les athlètes de retarder leur maternité, mais aussi sur la nécessité de garantir que devenir mère ne soit pas un frein à la compétition. « Et si une mesure que l’on nous présente comme féministe était en réalité profondément machiste ? », questionne-t-elle dans sa vidéo. « Est-ce que cette mesure vise à faciliter la maternité des femmes, ou à les dissuader d’être mères pendant leur carrière ? Ce sont deux choses très différentes », insiste-t-elle.

Pour l’athlète, qui a déjà fait une pause dans sa carrière pour devenir mère, il y a une différence entre offrir des alternatives reproductives et transformer le paysage du sport professionnel pour que les femmes puissent décider d’être mères sans que cela n’impacte leur parcours.

« Qu’on ne me fasse pas croire que c’est féministe », souligne-t-elle dans sa critique, en affirmant que le problème ne réside pas dans la possibilité de congeler ses ovules, mais dans le risque que cette option soit perçue comme une solution pour éviter aux structures sportives d’adapter leur fonctionnement à la maternité.

L’harmonisation des vies au cœur du débat

La sportive estime qu’il existe d’autres mesures qui devraient être prioritaires dans les politiques destinées aux athlètes.

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