19-08-2026 - 9:00 -

Analyse : São Paulo frôle la désillusion, mais s’impose avec brio et avance en Copa Sudamericana.

Lorsque Asprilla a réalisé un tir précis de l’extérieur de la surface pour le Bolívar, secouant les filets défendus par Rafael à la 60e minute, tout le Morumbi a constitué un murmure désabusé : encore ? Face à des attentes décevantes récentes, le São Paulo a cette fois-ci tenu bon et inversé le cours négatif.

Sept minutes plus tard, Calleri a redonné l’avantage au São Paulo en transformant un penalty, apaisant ainsi les quelque 42 000 supporters présents dans le stade. Sabino a ensuite marqué de la tête le troisième but, assurant la qualification du tricolore pour les quarts de finale de la Copa Sudamericana, cette fois sans frustration.

Bruno Giufrida, notre analyste, revient sur la victoire du São Paulo face au Bolívar.

Après trois mois sans victoires, ponctués par trois nuls et trois défaites, le São Paulo a su surmonter ses anciens traumas et s’imposer avec conviction, dominant le Bolívar durant la majorité de la rencontre. Le score aurait pu être plus conséquent, mais il est important de prendre en compte la pression pesante sur l’équipe et le staff.

Comme lors de la première rencontre, qui s’était soldée par un 1-1 à La Paz, Dorival Júnior a opté pour une défense à trois lors de certains moments du match. Newton, Domingos Duarte et Sabino composaient la charnière lorsque l’équipe avait le ballon, tandis qu’ils passaient à une défense à cinq sans possession, avec les deux latéraux.

Cette approche a porté ses fruits. Avec plus de liberté, les latéraux ont multiplié les incursions dans le camp adverse. Iago a d’ailleurs initié l’action du premier but avec une belle passe pour Danielzinho, qui a centré pour la tête de Luciano. Malgré des difficultés techniques, Buta a lui aussi réussi à se projeter dans la surface bolivienne.

Les ajustements les plus efficaces ont eu lieu au milieu de terrain. Dans ce schéma, Danielzinho était le premier milieu défensif, tandis que Marcos Antônio jouait sur l’aile gauche. Artur, à droite, adoptait un positionnement collé à la ligne, centralisant Buta.

Luciano et Calleri, en pointe, ont eu la liberté de se déplacer et d’échanger des passes

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