29-06-2026 - 12:39 -

Antonio Rüdiger, défenseur du Real Madrid âgé de 33 ans, déclare : « Ma jeunesse a été marquée par la précarité. Si un jour, il y avait du poulet sur la table, c’était déjà un jour de fête. »

Antonio Rüdiger s’est affirmé comme l’un des défenseurs piliers du Real Madrid et une figure incontournable de l’équipe nationale allemande. Avant de rejoindre le club merengue, il a évolué dans des équipes telles que Stuttgart, la Roma et Chelsea.

Bien que son nom soit synonyme de réussite au plus haut niveau, son parcours débute dans un contexte difficile à Berlin. Il a souvent évoqué son enfance sans détour : « Ma jeunesse a été marquée par la pauvreté. Être riche, c’était avoir de quoi manger et boire. Si un poulet trônait sur la table, c’était un jour de chance. »

Rüdiger a grandi dans le quartier de Neukölln, une partie difficile de la capitale allemande. Sa mère, Lily, avait fui la guerre civile en Sierra Leone, tandis que son père, Matthias, d’origine africaine et né en Allemagne, luttait avec elle pour subvenir aux besoins de leur famille.

Un des souvenirs les plus marquants de son enfance s’est produit lorsqu’il a demandé de l’argent pour une sortie scolaire : « Ce qui m’a fait le plus de mal, ce n’est pas le refus, mais l’expression sur son visage. Ça m’a brisé le cœur de voir qu’elle voulait m’aider, mais n’en avait pas les moyens. À ce moment-là, je me suis dit : tu dois devenir un homme maintenant. J’avais 8 ans. »

Ces expériences l’ont fait grandir rapidement au sein d’un environnement où la dureté était omniprésente, résumant ainsi sa réalité : « C’était tout simplement normal. En fin de compte, là d’où je viens, seul le plus fort survit. »

Pourtant, Rüdiger garde aussi en mémoire des souvenirs affectueux de son enfance, surtout pour la solidarité familiale qui les unissait à cette époque : « Nous n’avions pas d’argent, mais nous étions ensemble. Nous formions vraiment une famille soudée, et c’était là notre richesse. »

De plus, il a partagé dans une interview l’origine de son prénom : « Mon père aimait ce nom. Il était fan d’Antonio Banderas, l’acteur. »

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