Au Camp Nou, Mourinho se met en difficulté : « La manière de gagner compte aussi »
C’est frappant. En y regardant de plus près, surtout depuis le Clasico, on constate que Xabi Alonso et José Mourinho suivent des trajectoires similaires depuis leur arrivée au Real Madrid. Avec une différence de taille : ils les parcourent en sens inverse. Le Basque a d’abord voulu bousculer l’équipe en misant sur les joueurs les plus techniques, avant de finir par céder aux exigences des cadres. On connaît la suite.
Le Portugais, vieux routier, a procédé à l’inverse. Il est arrivé sans faire de vagues, en construisant son équipe autour des hiérarchies établies. Puis, devant l’évidence — les souhaits des figures fortes du vestiaire et des dirigeants conduisaient à un nouveau désastre annoncé, tandis que les supporters pointaient les joueurs du doigt —, il a pris les décisions qui avaient valu à Xabi Alonso une fronde un an plus tôt. Mourinho savait, tout comme les joueurs, que le public madrilène n’accepterait pas, pour la troisième saison consécutive, que l’entraîneur soit désigné comme seul responsable.
Le conseil de Guardiola
« Qu’il fasse à sa façon », avait répondu Pep Guardiola lorsqu’on lui avait demandé quel conseil donner à Xabi Alonso, alors que celui-ci était déjà sur la sellette. Le Basque ne l’a pas écouté. Mourinho, lui, a suivi cette voie sans avoir besoin que son rival historique la lui souffle. Valverde au poste d’arrière droit, Güler sur le terrain à n’importe quel poste, Bernardo Silva pour apporter du jeu dans le double pivot, Bellingham placé dans l’axe, Diomande appelé à remplacer Vinicius, qui pourrait bien avoir le profil d’un remplaçant à son retour de suspension… Le Camp Nou était le cadre idéal pour boucler la boucle : malgré la puissance de l’adversaire, l’enjeu du match empêchait les vedettes de se soustraire aux tâches défensives.
Lors du Clasico, surtout en première période, le Real de Mourinho a montré qu’il pouvait perturber le jeu du Barça de manière active, sans s’enfermer dans un « trivotazo » ultra-défensif qui aurait bridé sa créativité et son potentiel offensif. Le recrutement de cet
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