Aucun trophée ni aucune mention au Bernabéu : le madridisme voit disparaître Santiago.
Dans un univers où le football est devenu une marque mondiale, le supporter local qui paie son abonnement pour assister aux matchs se retrouve avec peu de luttes symboliques à mener. Au Real Madrid, des termes comme « universel » ont pris le dessus, un adjectif souvent utilisé par Florentino Pérez pour exprimer sa vision, qui s’inscrit dans celle d’un « Bernabéu infini » conçu en partenariat avec Apple. Cette évolution a conduit à une perte du « Santiago » dans le nom du stade, au moins en ce qui concerne les panneaux et la marque, comme en témoigne déjà la façade qui donne sur le Paseo de la Castellana.
Un Bernabéu sans Santiago
Ce lieu où se déroulaient autrefois 39 éditions d’un trophée qui portait encore le nom complet de Santiago Bernabéu, le président sans lequel l’histoire moderne du club de Chamartín ne saurait être comprise. Le Santiago Bernabéu est désormais simplement le Bernabéu. Bien que le stade ait été réaménagé, il conserve l’essence de celui inauguré en 1947. Les emblématiques tours de l’ancien stade, rappelant San Siro, ont cédé la place à une couverture métallique.
La rénovation du stade a été l’un des principaux combats de Florentino. Les travaux se poursuivent, avec des machines encore en action à l’extérieur d’un Bernabéu qui accueillera son prochain match à domicile le mercredi suivant à 21h00. Un panneau avec le nom ‘Bernabéu’ y a été installé, à côté duquel figurera le blason du club, suscitant des interrogations au sein des supporters face à cette nouvelle appellation.
Bernabéu est devenu une marque à part entière, visible depuis la station de métro, également en travaux, et au travers de toutes les initiatives commerciales menées dans le stade. Cependant, le club continue d’utiliser « Estadio Santiago Bernabéu » dans certaines de ses communications, créant une distinction entre la désignation officielle et la marque, bien que cela ne modifie pas la perception visuelle de la nouvelle façade.
Un nom prêt pour un sponsor ?
La transformation en « Bernabé
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