« Aux États-Unis, ce qui attire, c’est l’opposition entre Lamine Yamal et Mbappé. Le public n’a pas le même contexte historique, politique et social qu’en Espagne, ni la même connaissance du football que les supporters européens. »
El Clásico figure parmi les rencontres les plus suivies de l’année, en Espagne comme à l’étranger. Le dernier affrontement a eu lieu dimanche dernier au Spotify Camp Nou. Le Real Madrid y a frappé fort en s’imposant 2-1 face au FC Barcelone, grâce à un doublé de Kylian Mbappé, plus en réussite que Lamine Yamal.
Le quotidien El Periódico a recueilli les propos d’Álex Pareja, journaliste d’ESPN né à Barcelone et installé aux États-Unis depuis 2015. De passage en Espagne pour couvrir le Clásico, il est aujourd’hui l’un des visages les plus connus de l’émission ESPN FC, récemment récompensée par un Emmy dans la catégorie du meilleur programme sportif en espagnol.
Interrogé sur la manière dont le public américain perçoit la rivalité entre les deux clubs, il estime que seule une partie des spectateurs en saisit réellement les enjeux.
« Il leur manque le contexte historique, politique et social. Ils n’ont pas les connaissances d’un supporter européen, qui comprend les dimensions plus profondes dépassant la simple rivalité sportive », explique-t-il.
Selon le journaliste, aux États-Unis, le récit se concentre surtout sur les vedettes : « On met en avant Lamine Yamal face à Mbappé, Bellingham face à Raphinha. On vend les stars, ou encore “les rois d’Europe” contre “l’équipe qui joue le mieux”. »
ESPN organise également des soirées de visionnage en compagnie d’anciennes gloires du football. « LaLiga travaille avec ESPN sur ce type d’événement depuis plusieurs années. Il y en a pour le Clásico, mais aussi pour le derby madrilène ou le match entre le Barça et l’Atlético. Des anciens joueurs sont invités. Pour cette édition à Miami, Puyol et Casillas seront présents. Le derby organisé il y a quelques semaines à Houston accueillait, lui, Hugo Sánchez. »
LaLiga mène aussi ses propres opérations de promotion. « Pendant la Coupe du monde des clubs, lorsque l’Atlético jouait à Los Angeles, le club avait installé la Casa Atleti,
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