12-08-2026 - 14:55 -

César Romero de la Osa, avocat : « Le Real Madrid impose une censure »

L’avocat César Romero de la Osa Martínez a exprimé publiquement ses préoccupations concernant le nouveau Règlement de Discipline Sociale du Real Madrid, un document qu’il décrit comme permettant au club de punir ses membres pour des commentaires émis en dehors du stade, y compris sur les réseaux sociaux.

Ce texte, disponible sur le site officiel du Real Madrid, contient deux articles particulièrement controversés. L’Article 9.7 considère comme une infraction grave le fait de « manquer de respect et/ou d’offenser les représentants du club » par des actions, gestes ou mots. De plus, l’Article 10.18 stipule que « toute action et/ou manifestation verbale ou écrite pouvant porter atteinte au respect et à la dignité du Club ou de ses membres » sera également passible de sanctions.

Selon Romero de la Osa, ces dispositions menacent la liberté d’expression, en criminalisant des opinions légitimes.

« C’est une atteinte aux droits juridiques »

L’avocat fait valoir que toute insulte sérieuse devrait être portée devant un tribunal ou la police, et ne devrait jamais être sanctionnée au sein d’un club sportif. À son avis, le Real Madrid met en place une forme de censure privée, incompatible avec les valeurs constitutionnelles.

Il dénonce la création d’une Commission de Discipline au sein du club, capable de contrôler les discours des membres dans leur vie personnelle et d’imposer des mesures préventives en cas d’opinions critiques. Il qualifie ce système d’ »Inquisition sociale » et avertit que des supporters pourraient se voir privés de leur carte pendant plusieurs années pour avoir exprimé des critiques à l’encontre de la direction ou du président.

Un système disciplinaire qui, selon l’avocat, enfreint des principes juridiques fondamentaux

Romero de la Osa rappelle que le système juridique espagnol garantit la présomption d’innocence, la typicité et la proportionnalité dans tout processus sanctionnant. Selon lui, sanctionner un membre pour avoir exprimé des critiques, comme traiter le président de « cacique » ou questionner la diversité au sein du Conseil d’Administration, serait disproportionné et contraire aux principes du droit.

Il compare

Lire l'article sur sport.es