De l’insulte à l’étreinte : Mourinho et Pellegrini se retrouvent.
José Mourinho et Manuel Pellegrini vont se retrouver ce vendredi au stade La Cartuja pour un match entre le Betis et le Real Madrid. Ce face-à-face, chargé d’histoire, est marqué par une rivalité passée et quelques moments de tension qui ont jalonné leurs carrières respectives. Plus d’une décennie après leurs premières confrontations, les deux entraîneurs abordent cette rencontre avec une relation désormais plus amicale, laissant derrière eux leurs anciens conflits.
Dans les discours d’avant-match, chacun a souligné l’absence de rivalité personnelle. Mourinho a été le premier à revenir sur le passé, révélant qu’il regrettait certains de ses commentaires à l’égard de Pellegrini. « Il y a des mots que l’on prononce et dont on se sent ensuite idiot, j’ai tenu quelques remarques stupides envers lui », a reconnu le coach portugais, ajoutant qu’il s’agira d’un moment chaleureux : « Je l’embrasserai avant et après le match ».
Mourinho a également évoqué des moments qui ont permis de rapprocher les deux hommes, notamment un match amical entre le Betis et la Roma où son équipe a terminé avec seulement huit joueurs. Il a salué la classe de Pellegrini, le qualifiant de « grand entraîneur et d’exemple à suivre, tant sur le terrain qu’en dehors ».
Pellegrini, quant à lui, a cherché à minimiser leur ancienne rivalité. « José et moi avons une longue histoire, avec de nombreux affrontements sur le terrain », a déclaré le coach du Betis. Il a également fait référence aux commentaires qui avaient exacerbés leur relation, mais a assuré qu’il n’y avait aucune animosité entre eux. « Mon passage à Málaga a été l’une des meilleures décisions de ma carrière, je n’entretiens donc aucun conflit avec lui », a-t-il précisé.
Le technicien chilien a même pointé les médias comme instigateurs de cette rivalité. « Peut-être que la presse a cherché à créer une opposition », a-t-il suggéré, tout en soulignant son respect pour Mourinho, qu’il voit désormais comme « plus mature » et « plus réfléchi » dans ses propos.
Une rivalité née à Madrid
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