Edgar Davids, ancien footballeur de 53 ans, s’exprime sur le Barça des années 2000 : « Ronaldinho n’était pas le meilleur, si Iniesta et Xavi étaient sur le terrain, il était déjà temps de rentrer chez soi. »
Des rastas fines et longues rassemblées en une queue de cheval derrière la tête, accompagnées de lunettes qui, au-delà de leur utilité, pourraient aujourd’hui être considérées comme un accessoire tendance. C’était Edgar Davids, un attaquant puissant et dynamique, né au Suriname, mais qui a représenté les Pays-Bas. Il a rejoint le FC Barcelone en prêt lors du mercato hivernal de la saison 2003-2004, pour renforcer une équipe qui commençait tout juste à sortir de l’ombre.
En été 2003, Ronaldinho a fait son arrivée en provenance du PSG, et dès le départ, il était évident que ce Brésilien souriant au long cheveu allait redonner l’envie au Barça, qui avait trop longtemps goûté à la médiocrité.
Quant à Davids, il a mis un terme à sa carrière en 2014, après 23 ans de pratique, malgré quelques périodes d’absence. Son passage éphémère chez les Blaugranas, de janvier à la fin de la saison, reste en mémoire, avant qu’il ne fasse ses valises pour retourner à Turin, où il rejoindra la Juventus après avoir enregistré un but, une passe décisive, cinq cartons jaunes et un rouge en 20 matchs.
C’était une époque radicalement différente de celle que traverse aujourd’hui le club catalan, où les standards d’excellence n’étaient pas aussi élevés qu’à présent. Pourtant, les premiers signes de l’ère dorée du club commençaient à se dessiner, même au détriment de la plus grande star du vestiaire.
« Nous avions Ronaldinho, mais aussi deux jeunes prometteurs dans l’équipe », commence à raconter Davids lors d’une conversation sur le podcast ‘Pressure’ animé par l’ancien footballeur du PSG et d’Ajax, Gregory Van der Wiel. « Quand je suis arrivé à Barcelone, Ronnie n’était pas encore le Ronaldinho qu’on connaît », poursuit l’ex-attaquant, soulignant que le Brésilien avait encore besoin de temps pour devenir le magicien qui émerveillerait par la suite tout le monde.
« Il était en quête de lui-même à ce moment-là, mais il a ensuite atteint un niveau totalement différent », précise-t-il pour évoquer ceux qui l’ont le plus
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