Fabián Ruiz : « Ma mère a dû s’occuper seule de mes frères et de moi. Je ne sais pas combien elle gagnait, mais ce n’était pas beaucoup. Avec une maison, trois enfants, les études et le fait de m’amener aux entraînements du Betis… Ce n’était pas simple. »
Fabián Ruiz traverse l’un des moments les plus marquants de sa carrière sportive. Le joueur originaire de Séville vient de remporter la Coupe du Monde avec l’équipe d’Espagne, se distinguant en tant que titulaire lors des dernières phases du tournoi. De plus, il a décroché deux Ligues des Champions consécutives avec le Paris-Saint-Germain, sous la direction de Luis Enrique, une réussite rare dans le monde du football.
Pourtant, derrière cette ascension, se cachent des origines modestes, bâties sur le soutien indéfectible de ses proches, famille et amis, qui l’ont accompagné avant qu’il ne goûte au succès.
L’impact de sa mère et de ses tantes
Issu de ‘Los Palacios y Villafranca’, Fabián n’a pas eu une enfance facile, évoluant dans un milieu où les difficultés financières faisaient partie du quotidien. Après la séparation de ses parents alors qu’il avait 12 ans, c’est sa mère, Chari Peña, qui a pris en charge la nurture de la famille, en multipliant les heures de travail pour assurer le minimum vital.
« Ma mère a dû nous élever seule, mes frères et moi. La situation n’a pas été facile, nous avons connu des moments difficiles financièrement », confiait-il dans une interview au ABC. En dehors de la maison, ses tantes ont joué un rôle précieux dans sa vie. « Heureusement, nous avons eu le soutien de ma tante, qui, bien que n’étant pas dans une meilleure situation, a apporté une aide significative, surtout à ma mère. La récompense est finalement venue grâce au football », se remémorait-il.
Fabián a grandi au sein du centre de formation du Betis, se révélant comme une grande promesse du football andalou avant de se faire une place dans l’équipe première. Étonnamment, sa mère nettoyait les vestiaires de son équipe. « Au début, j’étais un peu gêné parce qu’elle nettoyait les vestiaires du Betis et je m’y changeais, » avouait-il. « Mais par la suite, c’était tout le contraire. J’étais fier de voir ma mère travailler là-bas et faire tout ce qu’elle
Lire l'article sur sport.es