Ferran Torres (26 ans) : « Je n’arrivais pas à admettre que j’allais mal : je rentrais chez moi avec l’envie de frapper quelqu’un, c’était un véritable gouffre sans fond. »
Né à Foios, Ferran Torres a été immergé dans l’univers du football dès son enfance. Il se souvient avoir déclaré lors d’une interview qu’il « donnait des coups de pied à tout ce qui l’entourait, on pouvait voir dès son plus jeune âge qu’il allait devenir footballeur ».
Sa carrière a été marquée par un événement qui l’a contraint à mûrir rapidement : le divorce de ses parents alors qu’il avait 12 ou 13 ans. « C’était un choc pour moi, j’étais encore jeune et je ne savais pas comment gérer cela », a-t-il avoué. Son entourage a jugé préférable qu’il vive à la résidence du Valencia CF, où il a côtoyé des joueurs venus d’autres régions. « Là-bas, je vivais avec des personnes qui venaient de l’extérieur, j’étais un cas à part, j’avais honte de dire pourquoi j’étais là. Je n’en parlais pas, j’inventais d’où je venais », se remémore-t-il. Chaque dimanche, en disant au revoir à ses parents, la distance émotionnelle devenait insupportable : « Je pleurais sans cesse ». Des années plus tard, l’attaquant résume tout ceci par une phrase qui reflète son caractère : « C’était difficile, mais ça m’a fait mûrir plus tôt. C’est pourquoi je suis devenu la personne que je suis aujourd’hui ».
Une descente aux enfers : quand la santé mentale vacille
Bien qu’il n’ait jamais évoqué de dépression, Ferran a vécu l’une des périodes les plus sombres de sa carrière après la Coupe du Monde au Qatar 2022.
Il a lui-même reconnu qu’il « ne voulait ni admettre ni croire qu’il allait mal ». Le manque de temps de jeu au FC Barcelone et une autocritique excessive l’ont entraîné dans une spirale de frustration : « Je savais que je me laissais distraire, que je ne m’entraînais pas suffisamment, que je ne consacrais pas le temps nécessaire, que je ne me préparais pas en dehors du football, mais je ne voulais pas y faire face. Je pensais que tout allait bien, mais tout le monde savait que ce n’était pas le cas ». L’élimination contre le Maroc a
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