Flick, le prodige de Heidelberg :
Il existe des entraîneurs qui ont besoin de projecteurs, de drapeaux et de discours flamboyants. Puis, il y a des entraîneurs comme Hansi Flick, qui remplissent simplement la salle des trophées tout en parlant peu et en travaillant dur. Il n’a pas le charisme d’un Cruyff, ni la magie d’un Pep, ni l’aura d’un Luis Enrique. Pourtant, avec son profil très discret, presque celui d’un fonctionnaire appliqué, Flick est en train d’écrire une des pages les plus brillantes de l’histoire récente du Barça. Et il est important de le souligner maintenant : ce n’est pas un coup de chance, c’est un génie silencieux.
Rappelons le dernier été. Lewandowski et Ferran nous ont quittés, emportant avec eux 39 buts de la saison précédente, et le numéro 9 tant réclamé n’est jamais arrivé. Tout autre entraîneur aurait tenté de combler le manque par des réajustements. Flick, quant à lui, a su transformer cette absence en opportunité : il a pris un ailier pur pour le repositionner en attaquant de pointe, à l’image de ce que Luis Enrique avait fait avec Dembélé lors du PSG champion d’Europe.
Le coup de génie de Flick a été de libérer ses ailiers — Raphinha, Yamal, Adeyemi, Gordon — pour exploiter la profondeur à la vitesse qui est désormais la marque de fabrique de l’équipe, tout en ajoutant une intensité dans la récupération du ballon qui rappelle celle du PSG de Luis Enrique : une équipe qui attaque et récupère rapidement, sans laisser de répit à l’adversaire. Flick n’a pas simplement copié une tactique, il a embrassé une philosophie et l’a réinterprétée à sa manière.
La victoire 7-2 contre le Racing n’est pas qu’un simple score, c’est un chef-d’œuvre. Sept buts, cinq buteurs différents, aucune dépendance à un seul homme.
Intéressons-nous aux chiffres, car l’enthousiasme sans données n’est qu’un bruit de fond. Le Barça arrivait à cette sixième journée avec 21 buts marqués en cinq matches de Liga, un exploit uniquement surpassé par le légenda
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