Florentino est-il à l’origine du refus de l’Atlético de transférer Julian au Barça ?
Le refus catégorique de l’Atlético de Madrid de discuter avec le FC Barcelone au sujet de Julián Álvarez soulève de nombreuses questions. Ce jeudi, le Conseil d’administration du club madrilène a exprimé son soutien « à l’unanimité » à la décision de ne pas transférer l’argentin au Barça, affirmant qu’il « n’y a jamais eu ni n’y aura de négociation » avec le club catalan, qu’il accuse de ne pas agir de manière « éthique et professionnelle ».
Cette situation prend une tournure particulière depuis qu’Apollo Sports Capital est devenu l’actionnaire majoritaire de l’Atlético le 12 mars dernier. Apollo n’est pas un inconnu pour Florentino Pérez, entretenant des relations d’affaires et financières bien documentées avec le géant américain, ACS et le Real Madrid.
Cela ne signifie pas que Florentino soit derrière la décision de l’Atlético. Aucune preuve publique d’un appel, d’une directive ou d’un accord dans ce sens n’existe. Cependant, les antécédents invitent à poser une question inévitable pour le camp barcelonais.
Apollo et ACS : partenaires à 50%
Le lien le plus significatif remonte à 2014. Le 17 décembre de cette année-là, Leighton, une entreprise alors intégrée au périmètre d’Hochtief et d’ACS, a vendu 50 % de sa division de services à des fonds gérés par Apollo Global Management.
Les comptes annuels d’ACS sont clairs : Leighton a vendu la moitié et établi avec Apollo un partenariat commercial. La documentation de l’entreprise australienne a même qualifié la transaction de « partenariat d’investissement 50:50 ».
Il ne s’agissait donc pas d’une relation ponctuelle entre client et prêteur. Pendant des années, les entreprises dirigées par Florentino Pérez et les fonds d’Apollo ont été des partenaires commerciaux à égalité dans un secteur d’activité qui a ensuite été intégré dans Ventia, un des grands opérateurs australiens de services et d’infrastructure. Encore en 2021, CIMIC, filiale d’ACS, gérait Ventia avec Apollo.
Il est donc
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