29-07-2026 - 8:16 -

Ignasi Taltavull : « Il m’aurait été plus difficile de faire mon coming out dans le monde du journalisme sportif »

Ignasi Taltavull, originaire de Barcelone et né en 1988, m’a convié à une café spécialisée dans le quartier de Sants. Après quelques plaisanteries sur les expats, nous terminons notre rencontre à la Plaça d’Osca, où il pose pour les photos de cette interview.

Pendant près de 30 minutes, il répond à des questions sur son travail et le FC Barcelone, tout en abordant des sujets plus personnels, parfois très intimes, avec une ironie désarmante. Taltavull incarne le sens de l’humour et la générosité de ceux qui savent se moquer d’eux-mêmes, acceptant notre humanité dans toute notre imperfection.

« Quel est ton état d’esprit actuel ? »

« Nous commençons fort, je dirais que tout va très bien ! » plaisante-t-il. « Comparé à mon état habituel, c’est vraiment bien. La saison est terminée, c’est l’été et avec la chaleur, ça met de bonne humeur ! »

Lors d’un podcast avec Adri Romeo, il était clair qu’une certaine insatisfaction envers la vie était palpable. « Les gens ne supportent-ils pas la bonne humeur des autres ? »

« En effet, c’est un peu ce que La Ruina a montré. On constate souvent que lorsque les gens parlent de leur bonheur, ceux qui écoutent peuvent penser que ça ne leur semble pas justifié. La période après la pandémie m’a forcé à réfléchir sur ma vie. Il y avait de l’insatisfaction, pas encore résolue, mais maintenant je l’accepte, et cela me procure une certaine paix. »

Taltavull évoque les drogues et le travail comme moyens d’évasion. « Les drogues m’offraient une pause face au tumulte, mais elles ne m’ont pas fait du bien à long terme. Maintenant, le football me procure cette évasion sans conséquences néfastes, sauf quand le Barça perd, ce qui peut m’agacer plusieurs jours. »

En ce qui concerne son avenir professionnel, il explique avoir quitté le journalisme sportif car c’était un chemin qu’il n’avait pas prévu. La passion s’est transformée en travail, et il a réalisé qu’il se sentait de plus en plus mal à l’aise avec ce qu’il devait produire, ces débats répétitifs qui nagent dans l’absurde.

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