29-05-2026 - 18:00 -

« Il était bien vivant – on pouvait le voir dans ses yeux » : plongée dans les années qui ont forgé Mikel Arteta.

À l’approche de la finale de la Ligue des champions, le parcours footballistique de Mikel Arteta dans le Pays basque et à Barcelone est évoqué par ceux qui l’ont partagé avec lui.

Selon Santi Cazorla, en riant aux éclats, regarder un match avec Mikel Arteta serait sans doute l’une des pires expériences possibles. C’est d’ailleurs pourquoi il avait prédit que son ami deviendrait entraîneur et lui avait conseillé de suivre cette voie, persuadé que de grandes choses l’attendaient. « Quand nous étions blessés à Arsenal, nous nous retrouvions à la maison pour les matchs, et il prenait la télécommande pour mettre sur pause, » se souvient Cazorla. « Je lui demandais : ‘Pourquoi tu mets sur pause ?’ Il répondait : ‘Non, rembobine, rembobine,’ et me disait d’analyser ce que je voyais. Je rétorquais : ‘Je vois un écran figé. Je ne vois rien !’ »

Arteta se mettait alors à expliquer. « ‘Penses-tu que ce joueur est mal positionné ?… Si ce joueur se rapproche, cet espace se libère… Si le pivot se place là, cela arrive… cette ligne devrait reculer…’ Je le regardais en me disant : ‘C’est quoi ce type ?’ » continue Cazorla, toujours hilare. « Il était déjà comme un entraîneur. Tout le temps, à chaque match : mettre sur pause, rembobiner. Le match est fini et nous n’en sommes qu’à la 35e minute. ‘Tu vois ?’ ‘Oui, oui, tu as raison, maintenant, appuie sur play.’ Mais je ne voyais rien. J’adore le football, je pourrais le regarder toute la journée, mais ces détails m’échappent. Mikel, lui, a ce don. »

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