Íñigo, le professeur d’échecs de Martín Zubimendi, déclare : « Il a commencé à jouer à l’âge de 6 ans à l’Ikastola comme tous les enfants. Sa décision clé a été de mettre les échecs de côté pour se consacrer au football. »
Dans le quartier de Gros à San Sebastián, un jeune garçon grandissait sans chercher à attirer l’attention. Martín Zubimendi était un enfant discret, réservé et d’une étonnante intuition. À six ans, il commence à jouer aux échecs à l’Icastola Aricastola, où cette activité était presque une tradition. Entouré de plateaux et de pièces, il a développé une compétence qui définit aujourd’hui son style de jeu au football : l’anticipation.
À seulement 11 ans, il remporte le championnat d’échecs de Gipuzkoa, un exploit qui le place parmi les jeunes talents les plus prometteurs de la région. Son entraîneur se rappelle comment Martín débutait toujours par le pion du roi, déplaçait les cavaliers rapidement, effectuait le roque promptement et évitait les erreurs. C’était un joueur intuitif, méthodique et d’une remarquable maturité pour son âge.
Une décision qui a changé son destin
En 2008, alors qu’il devait participer au championnat d’Euskadi, son professeur lui a dit : « Mais Martín, si tu ne vas pas, tu ne réussiras jamais à devenir footballeur professionnel. » Cette phrase, prononcée par souci et logique, visait à le convaincre de ne pas renoncer à une opportunité claire aux échecs. Mais Martín avait déjà pris sa décision : il préférait participer à un tournoi de football.
Ce choix, incompris par son entourage scolaire, s’est avéré être son coup de maître. L’enfant silencieux qui dominait le tableau a choisi le terrain de jeu. Et il n’a jamais regretté son choix.
Ceux qui l’ont connu à l’Icastola s’accordent à dire que son intelligence sur le terrain trouve ses racines dans les échecs. Son professeur, qui continue d’enseigner dans la même salle où Martín a été couronné champion, s’en souvient avec nostalgie : « Sur le plateau, il était intuitif, attentif, organisé. Sur le terrain, c’est la même chose. Je ne sais pas si c’est grâce aux échecs, mais les qualités sont là. »
Sa position sur le terrain, sa lecture du jeu et sa capacité à anticiper les actions adverses étaient
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