Jordi Palau : « Redécouvrir le goût de vivre est plus précieux que n’importe quelle victoire. »
Après une défaite contre le Valencia, Jordi Palau, entraîneur de l’équipe Barça Genuine, réunit ses joueurs. Après avoir examiné certaines actions du match, tous se lancent dans un câlin avec un coéquipier blessé. Une scène qui illustre parfaitement la philosophie de ce groupe pour qui le résultat est secondaire.
Palau accompagne les joueurs du Barça Genuine depuis quatre ans, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Le coach affirme que le Barça adopte un modèle d’intégration maximale. Au fil du temps, il a observé la transformation du groupe en une véritable famille. Selon lui, le sport a un pouvoir transformateur sur la vie de ces jeunes ayant des handicaps intellectuels, une réalité qui « donne sens à ce projet ».
Comment a-t-il eu l’opportunité de devenir entraîneur du Barça Genuine ?
En tant qu’entraîneur, je collaboraip avec l’ONCE, où j’avais été gardien. En continuant mon engagement, j’ai participé à des activités avec le Barça Genuine. C’est ainsi que Mike Puig, responsable du projet, m’a contacté pour rejoindre l’équipe et j’ai accepté. Je suis ravi d’avoir franchi ce pas et d’apprendre autant.
Cette expérience l’a-t-elle aidé ?
Les jeunes de l’ONCE ont un handicap visuel, mais pas intellectuel. La différence est marquée ici. La première année a été riche en apprentissages. Nous suivons les directives de l’équipe de psychologues du club qui établissent des règles de comportement. Nous adaptons les exercices et la partie physique tout en respectant les dynamiques et besoins spécifiques de certains joueurs. La coordination entre l’aspect sportif et émotionnel est cruciale.
Comment s’est déroulé le premier entraînement ?
Ma première expérience avec eux a eu lieu lors d’un tournoi à Borgonyà. J’ai commencé à connaître chaque joueur, et ils sont très confiants avec ceux qui les entourent. L’arrivée d’un nouveau coach peut susciter un peu de méfiance, car ils comparent avec leur entraîneur précédent. J’ai donc dû m’intégrer progressivement dans ce groupe. C’était un défi de rencontrer 32 athlètes, chacun avec ses spécificités, mais j’en
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