José Mourinho, 63 ans : « Le Camp Nou ne me pardonnera jamais de les avoir privés d’une victoire en Ligue des champions au Bernabéu. Pour les supporters du Barça, je suis persona non grata. »
La rivalité entre le Real Madrid et le FC Barcelone a donné lieu à de nombreux épisodes qui, des années plus tard, continuent de faire parler. José Mourinho fut l’un des principaux acteurs de cette période. Il avait rejoint le club madrilène en 2010, après avoir remporté la Ligue des champions avec l’Inter Milan. Son arrivée coïncidait avec la domination de l’équipe de Pep Guardiola et inaugurait un nouveau chapitre d’une des rivalités les plus intenses du football européen.
Lors d’un entretien accordé à l’époque, l’entraîneur portugais évoquait sans détour l’accueil qui l’attendait au Camp Nou. Il savait qu’une partie du public blaugrana n’avait pas oublié l’élimination européenne subie quelques mois plus tôt. « Le Camp Nou ne me pardonnera jamais de les avoir privés de la possibilité de remporter une Ligue des champions au Bernabéu. Je suis persona non grata auprès des supporters du Barça », déclarait-il, conscient que sa future arrivée au Real Madrid ne ferait qu’attiser les tensions.
La confrontation entre l’Inter et Barcelone avait été l’un des grands rendez-vous de la saison 2009-2010. Les Italiens s’étaient imposés 3-1 à l’aller et, malgré leur défaite 1-0 au retour, avaient décroché leur billet pour la finale. Mourinho défendait son approche au Camp Nou et répondait aux critiques sur le jeu de son équipe : « Le spectacle, nous l’avons offert à Milan. Nous avons gagné 3-1 et aurions même pu en marquer quatre. » À propos du match retour, il ajoutait : « À Barcelone, nous nous sommes retrouvés à dix au bout de dix minutes. Dans ces conditions, soit vous faites le clown et vous en prenez cinq, soit vous réagissez en champion et vous vous qualifiez. »
Le Portugais expliquait également que ses rapports avec les supporters barcelonais s’étaient dégradés bien avant son arrivée à Madrid. « Je les ai battus avec Chelsea, puis avec l’Inter. Et maintenant, j’entraîne leur plus grand rival, le Real Madrid. Cela fait beaucoup de choses à la fois », résumait-il. En rejoignant le club merengue, il avait fait
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