La DeLorean de Bellingham
Peut-être que ça s’est produit sans qu’on s’en rende compte. 22h04, une horloge à Birmingham, un éclair de 1,21 gigawatt. Ce coup d’accélérateur, cette odeur de caoutchouc brûlé, et cette lueur. Un retour vers le passé, vers ce qui nous a un jour échappé. L’essentiel, c’est que Bellingham retrouve peu à peu son éclat. Sa stature de footballeur est telle que, même sans marquer dans un match de 4-1, son nom résonnait comme l’un des plus acclamés autour du Bernabéu. L’envie de le voir briller à nouveau était palpable. Finalement, tout finit par revenir. Les blazers, les épaulettes, le Jude d’il y a trois ans. Même sous une forme améliorée, plus complète, plus dangereuse. Et en réalité, sans avoir besoin d’une machine à voyager dans le temps. La clé a été de renforcer son physique et de le repositionner, près, très près de la zone adverse. C’est là, plus qu’ailleurs, que l’on peut entendre la mélodie de Tiburón. C’est son territoire. Il est de retour. On dirait qu’il a emprunté un DeLorean.
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