09-07-2026 - 7:00 -

La performance d’Alexia à Londres est également source de douleur.

C’était prévisible. Les émotions et les gestes d’Alexia Putellas lors de ses derniers matchs avec le Barça trahissaient une décision imminente : elle allait partir. Même si elle ne l’exprimait pas, au fond d’elle-même, elle avait déjà tiré un trait. Après avoir tout remporté avec le Barça, avoir révolutionné le football féminin et être devenue la figure centrale d’un phénomène sociologique qui a positivement impacté le Club, la Reine avait choisi de poursuivre sa carrière ailleurs. Ce fut le cas. En véritable championne, Alexia a maîtrisé la manière et le moment de l’annoncer. Parfait. À présent, alors que son avenir semble se dessiner avec les London City Lionesses, une image forte revient en mémoire. À Oslo, lors de la remise des prix aux championnes, le regard échangé avec Michele Kang, propriétaire de Kynisca Sport, laissait transparaître un lien particulier. Les yeux des deux femmes révélaient une certaine intimité ou un secret partagé. En effet, la propriétaire de l’Olympique de Lyon semble en train de déstabiliser le Barça. Par l’intermédiaire de Markel Zubizarreta, elle attire Alexia, Mapi León, et nous verrons où finira Salma. Chacune a le droit de décider de son avenir et de chercher ce qu’il y a de mieux pour son projet de vie et sportif, mais l’attitude du Barça suscite des interrogations. A-t-on vraiment tout fait pour garder Alexia ? Était-ce une question d’argent ou de conviction dans le projet ? Imaginez ce que diraient les commentateurs barcelonais si un même président perdait à la fois Messi et Alexia. Ce n’est pas la même chose de voir Messi partir pour le PSG que de voir Alexia choisir de terminer sa carrière dans une équipe sans palmarès. Hier, en la voyant avec le maillot de London, j’ai ressenti un malaise désagréable. Peut-être était-ce la chaleur.

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