19-06-2026 - 7:00 -

La tendance du « dernier match » des athlètes omniprésente partout.

Près de trois décennies se sont écoulées depuis que Phil Jackson, le célèbre entraîneur des Chicago Bulls, a introduit l’expression “Le dernier danse” dans le contexte sportif. Il savait que, après avoir tout remporté, la direction avait décidé que cette saison serait la dernière pour lui aux commandes de l’équipe. Michael Jordan, véritable icône de cette légende, a confirmé qu’il ne continuerait pas sans Jackson. C’est alors que l’entraîneur a utilisé cette formule pour décrire le sens de cette ultime campagne : “Le dernier danse”. Cette expression est restée confinée à ce contexte et a peu pénétré le langage journalistique en Espagne. Cependant, en 2020, avec la sortie du documentaire sur Jordan et les Bulls, intitulé “Le dernier danse”, elle est devenue omniprésente. Aujourd’hui, c’est une tendance médiatique applicable à toutes les situations. Nous assistons au dernier danse de Messi lors de la Coupe du Monde 2026, ou encore au dernier danse de Cristiano Ronaldo, de Modric, ou de Neymar, si ce dernier a encore l’énergie pour danser. Le dernier danse de Xavi Pascual avec le Barça de basket, le dernier danse de Griezmann à l’Atlético de Madrid, ou encore celui d’Óscar Trejo avec le Rayo Vallecano. Sans oublier celui d’Emil Nielsen avec le Barça, champion de tout, ou encore d’Alexia Putellas et de Mapi León. Même le dernier danse de Pablo Álvarez dans l’équipe de hockey patins du Barça, qui a dû se produire à Blanes et non au Palau à cause d’une gestion désastreuse pour laquelle personne ne s’est excusé, illustre que tous les fins ne sont pas toujours glorieuses. Qui peut mieux en parler que Zidane, qui a quitté le football et un Mondial dans une ambiance pas très joyeuse ? On pourrait dire que parfois il faut danser avec la plus laide. Mais grâce à la sensibilité politique, ce vieux cliché est désormais à éviter.

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