La transformation de Mourinho : davantage père qu’assassin.
Lorsque le Real Madrid a décidé de réengager Mourinho, une partie des supporters, qui avait adopté sa personnalité entre 2010 et 2013, a accueilli ce retour inattendu avec beaucoup d’enthousiasme. Toutefois, l’entraîneur, qui se sent chez lui à Valdebebas, se démarque pour l’instant du guerrier qui avait défié le Barça de Guardiola. Reconnaissant d’avoir eu l’opportunité de revenir, le Portugais a dirigé son premier match officiel de cette nouvelle étape depuis le banc. Seules deux actions l’ont fait se lever, toutes deux sur un ton positif.
Espí, comme un fils
La réaction la plus vive de Mourinho lors de la victoire contre l’Espanyol est survenue après le but de Carlos Espí, surnommé par Courtois « Joselu Junior », en réponse à un tweet de l’Espanyol. Cependant, l’ancien attaquant du Levante est bien plus qu’une simple copie de Joselu, qui a célébré le but sur les réseaux sociaux. Il est un joueur complet, agissant avec intelligence dans son placement et son tir, offrant ainsi la première victoire au Real Madrid.
Mourinho a embrassé le buteur comme un père, partageant avec lui des repas réguliers, selon ses propres mots en conférence de presse. Tous deux passent leurs journées à Valdebebas, avec Cucurella, dont la famille le rejoindra à Madrid à la fin de l’année. Loin de l’image d’un analyste compulsif révélée par des documentaires de son passage à Tottenham, le Portugais est avant tout un homme de famille.
Cette famille se compose désormais de son équipe technique et de ses joueurs, à la différence de sa première période madrilène, où ses enfants étaient encore petits. Au RCDE Stadium, on a pu voir son entourage de collaborateurs—avec João Tralhão, son adjoint, et Sami Khedira, parfait lien avec l’équipe—qui ne l’a pas quitté pendant tout le match.
La carotte et le bâton
Le Real Madrid de Mourinho agit comme une vraie équipe dans ces premiers moments. Cela a été évident lors de la célébration du but d’Espí
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