27-08-2026 - 10:54 -

Lara Ferreiro, psychologue, déclare : « Les propos de Marc Cucurella concernant le Real Madrid révèlent de l’enthousiasme et une sensation de possibilité, sans ressentiment face au changement. Cependant, il est probable qu’il y ait des instants de nostalgie, de comparaisons et d’incertitudes. »

Le retour de Marc Cucurella en Espagne marque le début d’une nouvelle ère dans sa carrière. Après quatre saisons au Chelsea et une victoire au Mondial 2026 avec la sélection nationale, le joueur entame un nouveau chapitre au sein du Real Madrid. Selon la psychologue Lara Ferreiro, cela implique « d’accroître la visibilité et les attentes ».

L’experte indique qu’à Londres, le footballeur avait déjà établi un statut au sein du groupe, ayant ses qualités, ses défauts et une personnalité bien reconnue. Désormais, à Madrid, « le compteur psychologique revient partiellement à zéro », ce qui oblige le défenseur à naviguer dans un nouveau cadre compétitif et émotionnel.

Les exigences du Bernabéu

Ferreiro souligne que le Real Madrid ne recrute pas seulement le joueur qu’il était en Angleterre, mais également celui qu’il peut devenir en Espagne. Ce changement d’attentes représente un des grands défis des athlètes de haut niveau : supporter une évaluation constante. « Au Bernabéu, chaque erreur peut être amplifiée, chaque match peut se transformer en un examen et chaque performance décevante peut engendrer des débats extérieurs que le joueur devra apprendre à ne pas transformer en remise en question personnelle », souligne la psychologue.

Pour l’experte, tout réside dans la manière dont Cucurella interprétera les premières difficultés. « S’il pense ‘aujourd’hui j’ai échoué’, il pourra corriger et avancer. S’il se dit ‘je ne suis peut-être pas à la hauteur ici’, la situation pourrait changer complètement ». Faire la distinction entre les événements et son identité sera essentiel pour que la pression ne devienne pas une menace psychologique.

Le poids de l’exposition et les craintes du retour

Le Catalan arrive au club madrilène avec plus de cent matches au compteur avec Chelsea et des titres tels que la Conference League et le Mondial des clubs. Cependant, ce palmarès ne dissipe pas les éventuelles appréhensions. « L’un de ses plus grands craintes pourrait se résumer ainsi : ‘Maintenant que je suis revenu, je dois prouver que je méritais de revenir' », indique Ferreiro.

<p

Lire l'article sur sport.es