L’Arabie Saoudite passe à l’action : des millions investis dans des célébrités.
La machine saoudienne se remet en marche. Après un été relativement tranquille comparé aux recrutements massifs de 2023, la Saudi Pro League reprend de l’ampleur sur le marché des transferts, confirmant une réalité difficile à contrecarrer pour les clubs européens en raison de sa puissance économique, qui reste largement supérieure à celle des autres.
Le dernier exemple en date est celui de Francisco Trincão. L’ailier portugais a finalement accepté l’offre du Al Ahli, qui a déboursé environ 45 millions d’euros pour son transfert, tout en lui proposant un contrat de quatre ans avec un salaire dépassant les dix millions d’euros nets par an, des chiffres impossibles à égaler pour la majorité des clubs européens.
Ce transfert signifie non seulement la perte d’un des joueurs les plus influents de la ligue portugaise, mais illustre également la nouvelle stratégie saoudienne : cibler les joueurs au sommet de leur carrière, qui ont encore une belle valeur sur le marché des grandes ligues européennes.
L’offensive se poursuit avec Crysencio Summerville. Alors que l’on pensait qu’il poursuivrait sa carrière en Europe, Al Hilal a fait une proposition qui a radicalement modifié la donne. Le club saoudien a conclu un accord avec West Ham pour une somme avoisinant les 65 millions de livres (environ 76 millions d’euros), dépassant de loin les offres européennes. La Roma avait proposé environ 46 millions d’euros, tandis que d’autres clubs comme Aston Villa suivaient également la situation, mais aucun ne pouvait rivaliser avec l’offre financière saoudienne.
Cela ne concerne pas que ces transferts. La différence réside dans le pouvoir économique. Depuis que le Public Investment Fund (PIF) a lancé la transformation du football saoudien dans le cadre du projet Vision 2030, quatre des principaux clubs (Al Hilal, Al Nassr, Al Ittihad et Al Ahli) bénéficient d’un soutien financier leur permettant de réaliser des opérations presque inaccessibles pour la majorité des clubs européens.
De plus, la situation économique en Europe explique en grande partie ce phénomène. Le renforcement des règles de durabilité financière de l’UEFA et les restrictions du Fair Play Financier obligent de nombreux clubs à surveiller leurs dépenses de près
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